Le Conseil européen a fermement condamné les frappes iraniennes et appelé à une désescalade immédiate, en exigeant la protection des infrastructures énergétiques et hydrauliques dans la région du Golfe. Dans une déclaration officielle publiée après le sommet des dirigeants à Bruxelles, les Vingt-sept ont insisté sur la nécessité d’un strict devoir de retenue et de la sauvegarde de la souveraineté des États.
Réaction du Conseil européen
Le document du Conseil met en garde contre les risques que font peser les récents développements en Iran et dans la région sur la sécurité régionale et mondiale ainsi que sur la stabilité économique.
Il condamne ce qu’il qualifie de frappes militaires « aléatoires » menées par l’Iran contre des pays voisins et affirme sa solidarité avec les États affectés. Par ailleurs, il demande à l’Iran et à ses « relais » d’arrêter immédiatement ces actions et de respecter la souveraineté territoriale des États concernés.
Le Conseil appelle aussi à l’application intégrale de la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Renforcement des capacités et coopération
Bruxelles souligne l’importance d’un effort coordonné pour aider les partenaires régionaux à renforcer leurs capacités en matière de défense aérienne et de lutte contre les drones. L’Union se dit prête à soutenir ces initiatives et se montre favorable à l’échange d’expertise avec des partenaires internationaux.
Le texte mentionne également l’aspiration européenne à voir l’Iran reprendre une coopération pleine et entière avec l’Agence internationale de l’énergie atomique. Il appelle en parallèle le régime iranien à cesser la répression interne et à respecter les droits humains fondamentaux de son peuple.
Enfin, le Conseil réaffirme son objectif de prévenir l’accession de l’Iran à l’arme nucléaire et d’endiguer les activités déstabilisatrices, notamment son programme de missiles balistiques.
Sécurité maritime et opérations navales
Le Conseil européen exprime son indignation contre toute action menaçant la navigation ou empêchant des navires d’entrer ou de sortir par le détroit d’Hormuz. Il insiste sur la nécessité de protéger l’espace aérien régional et d’assurer la sécurité maritime ainsi que la liberté de navigation.
Dans ce cadre, le document met en avant le rôle des missions navales européennes « Aspides » et « Atlanta » et appelle à les renforcer par des moyens supplémentaires compatibles avec leurs mandats respectifs.
Le Conseil se félicite par ailleurs des efforts accrus des États membres pour améliorer la coordination avec les partenaires régionaux afin de garantir la sécurité des voies maritimes « lorsque les conditions le permettront ». L’Union annonce qu’elle poursuivra son dialogue avec les acteurs locaux pour contribuer à la réduction des tensions.
Escalade militaire dans le Golfe
Les tensions se sont intensifiées au cours de la semaine après une série d’attaques imputées à l’Iran visant des installations pétrolières et gazières au Qatar, au Koweït, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. Ces frappes ont causé des dégâts importants et perturbé les marchés énergétiques mondiaux.
Selon le document, ces opérations ont suivi des frappes aériennes israéliennes visant des installations liées au champ gazier iranien de South Pars. L’escalade a ensuite été accompagnée de menaces et de déclarations fortes de responsables internationaux, dont des propos du président américain évoquant des ripostes sévères en cas de nouvelles attaques contre des infrastructures gazières.
Le Conseil note enfin que le texte fait état d’un conflit plus large et d’échanges militaires entre plusieurs acteurs internationaux depuis la fin février, avec des conséquences humaines et matérielles significatives dans la région.
États touchés et conséquences
Parmi les pays directement affectés par les frappes iraniennes figurent notamment :
- Qatar
- Koweït
- Arabie saoudite
- Émirats arabes unis
Les incidents ont entraîné des pertes humaines et des dommages aux infrastructures civiles, selon les autorités locales, et ont provoqué des perturbations sur les marchés de l’énergie. Les États ciblés ont dénoncé ces attaques et appelé à des garanties de sécurité pour leurs installations stratégiques.
L’Union européenne se dit prête à contribuer à toute initiative diplomatique visant à réduire les tensions et à obtenir une solution durable aux hostilités, tout en insistant sur la nécessité de protéger les populations et les infrastructures civiles dans la région.