Au Forum économique mondial de Davos, Donald Trump a pris la parole avec une ligne forte sur le Groenland et sur l’Europe, tout en réaffirmant une approche où l’emploi de la force reste une option limitée. Le discours s’inscrit dans un cadre où le secteur privé, notamment Jamie Dimon de JPMorgan, appelle à une OTAN et à une Europe plus fortes avant l’arrivée du président américain. Ce direct synthétise les principaux éléments et les réactions internationales entourant ces échanges à Davos.
n
Trump à Davos: Groenland, OTAN et Europe au menu
n
Au Davos, Donald Trump a déclaré qu’« il n’a pas envie d’avoir recours à la force », et a rappelé que « Tout ce que les Etats-Unis demandent, c’est d’être responsables du Groenland »; il a aussi affirmé que « Les Etats-Unis sont de retour plus grands et plus forts que jamais ». Le discours s’inscrit dans un contexte de tensions sur l’Europe et l’OTAN et dans une anticipation des échanges à Davos.
n
« Nous avons besoin d’une Otan plus forte », « d’une Europe plus forte », a plaidé le patron de la banque américaine JPMorgan, Jamie Dimon, à Davos avant l’arrivée de Donald Trump. « Je pense qu’il est juste que nous nous plaignions que l’Otan n’en ait pas fait assez (…) Comment la rendre plus solide ? Et je pense que nous avons besoin d’une Europe plus forte. Je pense que c’est bon pour l’Amérique », a expliqué Jamie Dimon, estimant que « maintenir le monde occidental uni » est « la meilleure chose à faire ».
n
Dans son allocution, Trump a aussi évoqué le rôle des États‑Unis dans l’économie mondiale et l’importance de la croissance américaine, tout en revenant sur les questions liées à l’énergie et à l’influence européenne. Il a évoqué la sécurité transatlantique et la coopération avec les alliés, en insistant sur le fait que l’ordre international repose sur une vigueur européenne et nord‑américaine renforcée.
n
nn
Le discours a aussi — et c’est un point de tension — été suivi de répliques et de décryptages sur les rapports transatlantiques et les menaces sur le Groenland, sujet qui a alimenté les échanges lors des panels.
n
Réactions et contexte international
n
La France a déclaré vouloir un « exercice de l’Otan » au Groenland et s’est dite prête à y contribuer, selon l’Élysée. Le Danemark a indiqué que l’ambition du président reste intacte, même si certaines déclarations visant à empêcher le recours à la force sont considérées comme positives mais non déterminantes.
n
« L’ambition du président reste intacte », a déclaré le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen, en rappelant que des éléments du contexte doivent être pris en compte.
n
Le chef de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé sur X les dirigeants qui « bafouent le droit international », appelant à préserver l’ordre mondial et à éviter les précédents dangereux.
n
Contrairement à ce qu’affirmait Donald Trump, il n’y aura pas de rencontre ce mercredi avec Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien se trouve à Kiev, a rappelé la présidence ukrainienne.
n
nn
Ce recoupement d’échanges illustre un Davos marqué par des questions géostratégiques et économiques autour du Groenland, de l’Europe et de l’influence américaine sur l’ordre international.