Un Français de 33 ans résidant en Belgique a été mortellement percuté lundi matin par une voiture de police banalisée à Ixelles, près de Bruxelles. Les premiers éléments réunis par le parquet indiquent que le véhicule de la police fédérale était impliqué dans l’accident, qui a eu lieu sur un passage piéton aux alentours de 7 heures. Trois agents se trouvaient à bord et l’enquête, confiée au parquet de Bruxelles et au Comité P, doit déterminer les circonstances exactes et les éventuelles infractions au code de la route. Plusieurs témoins rapportent des détails qui varient selon les médias, notamment sur la vitesse et l’usage des gyrophares.
Ixelles: un piéton français tué par une voiture banalisée de police
Selon le parquet, la collision a impliqué une Mercedes Classe C blindée appartenant à la Direction de la Protection (DAP), l’unité chargée de la protection rapprochée de personnalités telles que des ministres et des ambassadeurs. Le piéton, âgé de 33 ans et résident en Belgique, est décédé sur place après avoir été traversé sur un passage piéton près de l’avenue de la Couronne. L’enquête, confiée à un juge d’instruction, est ouverte pour homicide involontaire dans le cadre d’un accident de la circulation et le Comité P, instance indépendante de supervision des services policiers, doit examiner les circonstances et vérifier notamment le respect du code de la route et l’usage des gyrophares.

Vitesse, sirènes et enquêtes: ce que disent les témoignages
Des témoins décrivent des détails variés sur la vitesse et l’usage des sirènes. «J’ai eu l’impression que la voiture allait à près de 100 km/h», rapporte Bruzz, cité par HLN. «Les gyrophares bleus étaient allumés, mais je n’ai absolument pas entendu de sirène», a raconté un autre témoin interrogé par HLN. Le parquet précise que l’enquête doit vérifier si la vitesse et l’usage des gyrophares étaient conformes et si le véhicule respectait le code de la route au moment du choc.
Trois agents de la Direction de la Protection se trouvaient à bord de la berline Mercedes et l’enquête cherche aussi à comprendre le rôle exact de cette unité dans le transport de personnalités et dans quelles conditions operationnelles l’incident s’est produit. Le parquet a saisi un juge d’instruction et le Comité P devra déterminer les circonstances et les responsabilités éventuelles dans ce drame.
Enjeux et suites de l’enquête
Les autorités précisent que l’enquête est conduite par le parquet de Bruxelles et devra établir si les règles ont été respectées et si les mesures de sécurité routière ont été correctement appliquées. L’identité et l’affectation des agents impliqués seront examinées, tout comme la localisation précise du choc et les signaux d’alerte.