Table of Contents
Plusieurs médias internationaux suivent de près les discussions autour d’un plan de paix américain destiné à mettre fin à la guerre en Ukraine. Volodymyr Zelensky repousse ce texte et appelle à des alternatives, selon des dépêches d’agences françaises et étrangères relayées ces derniers jours. « L’Ukraine a besoin de paix. Une paix digne, afin que les conditions soient respectueuses de notre indépendance, de notre souveraineté et de la dignité du peuple ukrainien », a déclaré le président sur ses réseaux sociaux. Les chancelleries européennes et le secrétaire général de l’ONU suivent l’évolution du dossier et appellent à un cadre qui garantisse la sécurité de Kiev tout en ouvrant la voie au dialogue.
Zelensky repousse le plan américain et évoque des alternatives
Dans une adresse diffusée vendredi, Zelensky a déclaré : « L’Ukraine pourrait être confrontée à un choix très difficile : la perte de dignité ou le risque de perdre un partenaire clé », selon des sources proches des discussions. « Nous traversons l’un des moments les plus difficiles de notre histoire », ajoutent les dépêches qui décrivent une posture à la fois ferme et ouverte à des contre-propositions. « Je présenterai des arguments, je persuaderai, je proposerai des alternatives », a-t-il encore déclaré, reprises par plusieurs agences. « Je ne trahirai jamais (…) mon serment de fidélité à l’Ukraine », soulignent les commentaires publiés par l’AFP et Reuters. Ces propos illustrent une tentative de négociation tout en préservant les principes sur lesquels Kiev fonde son engagement, selon les analyses publiées ce week-end.
Plusieurs analystes notent que le contenu exact du plan et les garanties de sécurité restent à négocier et que l’Ukraine est sous pression pour se positionner d’ici la prochaine échéance tout en poursuivant le dialogue avec ses partenaires européens. Des sources affirment que les discussions se déroulent parallèlement à des consultations avec des alliés, et que Kiev cherche à influencer le cadre sans renoncer aux priorités souveraines.

Réactions européennes et ONU: consensus et avertissements
À l’issue d’entretiens téléphoniques avec Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz, Zelensky a déclaré que « Nous travaillons sur le document préparé par la partie américaine » pour « assurer une paix réelle et digne » pour l’Ukraine, tout en réclamant le soutien conjoint et le consensus des Européens et de l’Otan, selon l’Elysée et les chancelleries concernées. Ces échanges ont été décrits comme une phase de coordination serrée entre Kiev et ses partenaires européens afin de parvenir à une solution négociée qui respecte les engagements pris par l’Ukraine.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lui estimé que toute « solution de paix » pour l’Ukraine devrait respecter son « intégrité territoriale », à la veille d’une réunion du G20 à Johannesburg. Un responsable américain a déclaré que le plan proposé comprendrait des garanties de sécurité équivalentes à celles de l’Otan en cas de future attaque et que Kiev s’engagerait à ne jamais rejoindre l’Otan, tout en recevant des avions européens basés en Pologne comme dispositif de protection.

Contours du plan et concessions potentielles: chiffres et territoires
Les éléments évoqués décrivent un cadre en 28 points et des concessions territoriales importantes: cession de territoires à l’est du pays et possibilités d’occupation dans le Donbass, avec la Crimée évoquée comme reconnue de facto comme russe par certains documents publiés par des agences, et Moscou bénéficierait d’éléments qui signeraient la fin de l’isolement occidental tout en réintégrant certains forums internationaux. Le texte mentionne que Kiev devrait limiter son armée et que des garanties de sécurité seraient prévues, sans déploiement de forces occidentales sur le sol ukrainien; des avions de combat européens pourraient être basés en Pologne pour protéger le pays.
En contrepartie, des sources indiquent que la Russie pourrait obtenir le rétablissement de relations dans des cadres tels que le G8 et une levée progressive des sanctions, et que Kiev accepterait de ne pas adhérer à l’Otan, tout en organisant des élections dans les délais imposés par le mémorandum. Des analystes soulignent que les concessions proposées, si elles étaient mises en œuvre, changeraient durablement l’équilibre stratégique et pourraient nécessiter de nouveaux cycles de négociations avec les alliés européens et américains, afin d’éviter une rupture durable entre Kiev et ses partenaires.