Détresse respiratoire et coma artificiel
Détresse respiratoire, traumatisme crânien, rupture d’anévrisme… il existe bien des situations qui poussent le corps médical à plonger un patient dans un coma artificiel. Le but ? Économiser ses fonctions vitales et permettre la réalisation d’actes médicaux délicats ou invasifs.
Définition : qu’est-ce que le coma artificiel ?
Le coma artificiel, aussi appelé coma médicalement induit (CMI), est un état de perte de conscience et de sensibilité réversible provoqué par des médicaments. Selon la docteure Donia Mahjoub, neurologue, « contrairement au coma classique, le coma artificiel est maîtrisé, provoqué par l’administration de médicaments par le médecin anesthésiste ou réanimateur ».
Utilité du coma artificiel
Ce procédé est utilisé en service de réanimation par les médecins du Samu : « il permet aux patients dans un état critique de ne pas souffrir, tout en maintenant leurs fonctions vitales ». Le coma artificiel facilite également la réalisation d’actes thérapeutiques délicats.
Les médicaments utilisés
Le coma artificiel est induit par un cocktail de médicaments administré par voie intraveineuse, provoquant un sommeil profond comparable à une anesthésie générale.
Indications du coma artificiel
Les médecins peuvent décider de plonger un patient dans le coma artificiel lorsque son pronostic vital est engagé, notamment en cas de :
- Problèmes de santé : choc septique, syndrome de détresse respiratoire.
- Traumatismes importants, par exemple un traumatisme crânien.
- Lésions post chirurgicales majeures.
Durée du coma artificiel
La durée du coma artificiel peut varier, allant de plusieurs heures à plusieurs semaines, en fonction de l’état de santé du patient et de la raison qui a conduit à son induction.
Sortie du coma artificiel
Le réveil du coma artificiel se fait progressivement. Les médecins vérifient que les paramètres vitaux sont stabilisés avant de lever la sédation. Le patient peut ensuite être confus et perturbé pendant un certain temps.
Risques et séquelles possibles
Les principaux risques au réveil incluent agitation, confusion et possibilité de troubles cardiaques. D’autres complications peuvent survenir, comme des troubles articulaires, musculaires ou cutanés.