Les pharmaciens d’officine ont entamé une grève des gardes à partir du mardi 1er juillet. Ils entendent protester contre le projet du gouvernement de réduire le plafond des remises accordées par les laboratoires sur les médicaments génériques. Pour combler une partie du déficit de la Sécurité sociale, l’État envisage de ramener ce plafond de 40 % à 20 % ou 25 %. Cette mesure pourrait permettre une économie budgétaire de 600 millions d’euros.
Contexte et objectifs du mouvement
Ce mouvement de grève est initié par l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) et la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Dans le cadre du mouvement, les pharmaciens grévistes doivent se déclarer préalablement auprès de l’Agence régionale de santé (ARS). En fonction des besoins, l’ARS peut ordonner leur réquisition afin de garantir une continuité des soins pour les patients. Pour connaître la pharmacie de garde près de chez vous, il est possible de se renseigner sur le site dédié de l’Assurance maladie, ou de contacter le commissariat ou de composer le 3237.
Des structures menacées
Les pharmaciens d’officine voient dans cette mesure une mise en danger de leurs modèles économiques, notamment pour les plus petites structures. « Nos ressources financières vont diminuer d’un tiers. Cela va directement impacter notre économie, on sera contraint de licencier en moyenne un pharmacien par officine. Ce sont 20 000 emplois qui risquent de disparaître au niveau national », affirme Élise Palfray, pharmacienne au Havre et présidente de la commission Entreprise officine à la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), citée par France 3.
Mobilisation et itinéraire
À 11 heures, le rendez-vous est donné à Paris – esplanade des Invalides – à l’appel de plusieurs syndicats de professionnels de santé et du collectif des #SoignantsTrahis pour une mobilisation interprofessionnelle. Le cortège s’élancera à 14 heures en direction du ministère de la Santé. Au total, treize organisations syndicales, dont les médecins, les kinésithérapeutes, les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes, les biologistes et les infirmiers, ont également annoncé leur participation à cette journée de mobilisation.
- médecins
- kinésithérapeutes
- chirurgiens-dentistes
- sages-femmes
- biologistes
- infirmiers