La campagne ‘It’s OK to Save My Life’
Dans une initiative marquante, la St John Ambulance, une association caritative britannique, a lancé une campagne de prévention intitulée ‘It’s OK to Save My Life’. Cette campagne met en lumière un problème alarmant : près d’un tiers des Britanniques hésitent à pratiquer une réanimation cardiaque sur une femme, par crainte de toucher ses seins.
Des chiffres préoccupants
Selon une étude récente, 33 % des sondés masculins craignent d’être accusés de comportement inapproprié, alors que seulement 13 % des femmes partagent cette inquiétude. Cette différence de perception a des conséquences graves, contribuant à une mortalité plus élevée chez les femmes lors d’arrêts cardiaques. Une étude antérieure indique que 68 % des hommes reçoivent un massage cardiaque par un témoin dans un lieu public, contre seulement 61 % pour les femmes.
Le rôle crucial des défibrillateurs
Utiliser un défibrillateur dans les trois premières minutes d’un arrêt cardiaque peut accroître jusqu’à 70 % les chances de survie. Toutefois, les résultats d’une enquête révèlent que 38 % des personnes interrogées se sentent moins à l’aise d’utiliser cet appareil sur une femme, principalement en raison de la nécessité de retirer des vêtements.
Former pour agir
Millie Bright, capitaine de l’équipe féminine du Chelsea FC, souligne l’importance d’apprendre les gestes qui sauvent. Elle déclare : ‘Je suis choquée d’apprendre que, en tant que femme, je risque davantage de ne pas recevoir d’aide en raison de l’inconfort des autres.’ Une formation adéquate pourrait faire une énorme différence, car 64 % des sondés estiment se sentir plus à l’aise pour intervenir après avoir été formés.
Une disparité qui touche également le corps médical
Des recherches de 2023 mettent en évidence que les témoins sont moins enclins à pratiquer la réanimation cardiaque sur des femmes, surtout dans des lieux publics. Par ailleurs, d’autres études révèlent que la douleur des femmes est fréquemment moins prise en compte par le personnel médical, ce qui impacte leur prise en charge.
Un message d’espoir
Jordan Davison de St John Ambulance conclut : ‘Il vaut toujours mieux agir que de rester inactif. Quel que soit le sexe, les techniques de réanimation sont les mêmes, et tout le monde mérite les meilleures chances de survie.’ En rejoignant cette campagne et en participant à des formations, nous pouvons ensemble réduire cette disparité inutile.