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    Stratégies politiques face à la vacance présidentielle en Iran

    # Stratégies politiques face à la vacance présidentielle en Iran

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    <h2>Contexte Historique de la Vacance Présidentielle en Iran</h2>
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    Téhéran – L’Iran a précédemment affronté deux fois une vacance soudaine du poste de président. La première en juin 1981, lorsque le parlement a destitué le président Abolhassan Banisadr, le premier président du pays après la révolution iranienne, pour inaptitude politique. La seconde en août de la même année, lorsque son successeur, Mohammad Ali Rajai, a été assassiné par l’explosion d’une mallette piégée.

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    Avec la mort du président iranien Ebrahim Raisi et de son équipe dans un accident d’avion soudain, des questions se posent à nouveau sur les mécanismes de gestion de cette situation, sur les institutions de l’État impliquées et sur la manière dont elles contribuent à la gestion de cette phase de transition. Le système politique iranien repose-t-il sur l’autorité du président ou est-il un système institutionnel qui ne se laisse pas perturber par l’absence temporaire du président?

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    <h2>Ce que dit la Constitution iranienne sur la phase de transition</h2>
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    L’article 131 de la constitution iranienne stipule que le premier vice-président, qui est dans ce cas Mohammad Mokhber, assume les fonctions et responsabilités du président après avoir obtenu l’approbation du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.

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    Une fois cette approbation obtenue, un comité composé du président par intérim Mohammad Mokhber, du président du parlement Mohammad Bagher Qalibaf et du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei est formé pour prendre les dispositions nécessaires à l’élection d’un nouveau président dans un délai de 50 jours.

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    Bien que la période de transition soit courte en termes de jours, sa spécificité iranienne peut la rendre extrêmement précise et prudente, tant au niveau national qu’au niveau régional et international.

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    ![L’expert en politique Mokhtar Haddad affirme que la République islamique d’Iran est un État institutionnel (Al Jazeera)](https://aljazeera.net/wp-content/uploads/2024/05/%D9%A3%D9%A0%D9%A32-1716232363.jpg?w=770&resize=770%2C513)

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    <h2>Comment les institutions iraniennes gèrent-elles la phase de transition?</h2>
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    L’expert en politique Mokhtar Haddad explique que la République islamique d’Iran est un État institutionnel, ce qui signifie que la constitution iranienne sert de pacte national. En cas d’événements imprévus comme la mort du président de la république et de son ministre des affaires étrangères, la phase de transition se déroule sans heurts et des élections sont organisées.

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    Il a ajouté, lors de son entretien avec Al Jazeera, que la clarté et la complétude de la constitution iranienne permettent au comité chargé des élections, composé du Conseil des gardiens de la constitution et du ministère de l’Intérieur, d’être toujours prêt, avec les infrastructures nécessaires en place.

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    Dans ce contexte, Haddad a rappelé l’attentat qui a visé Mohamed Ali Rajai, le deuxième président iranien après la révolution islamique, ainsi que l’assassinat du Premier ministre Mohammad Javad Bahonar lors de l’attentat à la bombe contre le bureau de la présidence en 1981 à Téhéran, évoquant l’élection du nouveau président moins de deux mois après.

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    L’expert politique a également souligné la présence du guide suprême, Ali Khamenei, qui supervise la gestion du pays en toutes circonstances.

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    ![Le professeur de politiques Mohammad Ali Sonoubari estime que la présidence n’est pas toute la structure du système (Al Jazeera)](https://aljazeera.net/wp-content/uploads/2024/05/%D9%A5%D9%A1%D9%A5-1716232472.jpg?w=770&resize=770%2C513)

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    <h2>Quelle est la place du président dans le système iranien?</h2>
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    Le professeur de politiques Mohammad Ali Sonoubari explique que la position du premier vice-président est similaire à celle d’un Premier ministre. Le système politique iranien ne comporte pas de poste de Premier ministre, et aujourd’hui, depuis l’accident survenu dimanche, le premier vice-président a commencé à assumer les responsabilités présidentielles avec l’autorisation du guide suprême, conformément aux dispositions explicites de la constitution.

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    En matière militaire, Sonoubari a expliqué que, étant donné que le commandant en chef des forces armées est le guide suprême, et que ni l’armée, ni les Gardiens de la révolution, ni la police n’ont de lien avec la présidence, il n’y aura pas de changement ou de répercussion sur le plan militaire et sécuritaire.

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    Bien que le président de la république en Iran ait des responsabilités importantes, la présence du guide suprême, l’indépendance des forces armées par rapport au gouvernement, et la validation des ministres par le parlement, limitent le rôle de la présidence dans le système iranien, le mettant sur un pied d’égalité avec d’autres piliers du système.

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