Semaine de lutte contre la dénutrition
Du 12 au 19 novembre se tient la 5e semaine de lutte contre la dénutrition, cette maladie insidieuse qui touche plus de 2 millions de personnes en France. Les profils des personnes concernées varient, allant de l’enfant en situation de handicap à la personne âgée en perte d’autonomie, en passant par les personnes atteintes de maladies graves.
Idées reçues persistantes
Pour comprendre comment cette maladie est perçue par le personnel de l’aide à domicile, un collectif a réalisé une étude IFOP auprès de 1 454 professionnels, interrogés du 23 septembre au 6 octobre 2024.
Les résultats sont alarmants : bien que 91 % des professionnels aient entendu parler de la dénutrition, 66 % ne la considèrent pas comme une maladie. De plus, 45 % pensent qu’il est normal de perdre du poids avec l’âge, et 75 % l’associent à des maladies graves comme le cancer.
Besoin de formations
Cette étude révèle également un besoin crucial en formation pour le personnel de l’aide à domicile. 63 % des participants souhaitent des formations sur la dénutrition, et 80 % n’ont jamais suivi de telles formations. Seule la moitié des professionnels déclare pouvoir signaler un risque de dénutrition au médecin traitant.
Pour lutter efficacement contre la dénutrition, il est essentiel de diagnostiquer cette maladie en mettant en place des mesures adaptées, comme des repas livrés à domicile, l’enrichissement des repas ou des prescriptions de compléments nutritionnels.
Importance du suivi régulier
Agathe Raynaud-Simon, présidente du Collectif de lutte contre la dénutrition, insiste sur l’importance de peser régulièrement les personnes âgées. Elle rappelle que les changements de poids sont des indicateurs sensibles de l’état de santé.
Il est donc nécessaire d’envisager des formations pluri-professionnelles sur la dénutrition pour améliorer le repérage et la prise en charge de cette maladie souvent méconnue.