Le procès des viols de Mazan
Le Jeudi 19 décembre, le verdict du procès des viol de Mazan a été prononcé. Pendant quatre mois, les Français ont suivi ce procès qualifié de « procès du siècle ». La soumission chimique, encore largement méconnue et sous-estimée en France, est au cœur de cette affaire.
Caroline Darian, présidente de l’association MendorsPas et fille de Gisèle Pélicot, met en lumière que cette forme de violence atteint de nombreux profils de victimes : femmes, hommes, enfants, et même des personnes âgées, dans tous les milieux sociaux.
C’est quoi la soumission chimique ?
Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), la soumission chimique se définit comme l’administration de substances psychoactives à l’insu de la victime, ou sous menace, à des fins criminelles (comme dans le cas des viols) ou délictueuses (violences, vols). Contrairement aux idées reçues, elle ne se limite pas uniquement à l’usage du GHB, souvent qualifié de « drogue du violeur ».
En effet, 60 % des substances utilisées sont des médicaments communs, tels que des somnifères, des sédatifs, ou des anxiolytiques.
Quels sont les symptômes ?
Gisèle Pélicot a longtemps consulté des médecins pour des symptômes tels que pertes de mémoire, somnolence, et douleurs pelviennes. Malheureusement, aucun praticien n’a évoqué la possibilité de soumission chimique.
D’autres symptômes incluent des troubles neurologiques (comme des vertiges), des troubles du comportement (mal-être profond), et des troubles somatiques (nausées, vomissements).
Que faire en cas de soumission chimique ?
Si vous soupçonnez être victime ou témoin d’une soumission chimique, il est crucial d’agir rapidement. Vous pouvez contacter la police au 17, ou les urgences au 15 (ou au 112, numéro européen). Le 3919 est également un numéro d’écoute gratuit et anonyme.
Dans la sphère privée, rassurez la victime et informez-la des démarches possibles à suivre pour obtenir de l’aide.