Table of Contents
Alex Soros, héritier du réseau progressiste de financement libéral initié par son père George Soros, fait l’objet de critiques pour son image publique et son influence politique grandissante. Un récent portrait, publié dans New York Magazine, met en lumière une certaine indifférence d’Alex Soros aux regards extérieurs, ce qui, selon l’article, ne serait pas sans conséquences pour la réputation des Open Society Foundations, l’organisation philanthropique familiale.
Une image publique controversée
L’article se déroule dans le luxueux penthouse d’Alex Soros à Manhattan, un cadre qui illustre, selon le magazine, son désintérêt apparent pour l’opinion publique. Cette posture semble avoir suscité des controverses, particulièrement après un événement organisé à son domicile pour soutenir Tim Walz, candidat à la vice-présidence américaine.
Lors de cette levée de fonds, Soros a partagé des photos sur les réseaux sociaux, une habitude pour lui après avoir rencontré des personnalités politiques. Cependant, ce geste a été perçu comme un faux pas, car il mettait en avant son rôle central dans la campagne présidentielle, ce qui n’a pas aidé l’image de Walz et de Kamala Harris, candidats cherchant à se présenter comme proches des classes moyennes et rurales.

Critiques et réactions sur les réseaux sociaux
La photo d’Alex Soros aux côtés de Tim Walz dans son penthouse a déclenché une vague de critiques sur les réseaux sociaux. Certains internautes ont souligné l’incohérence entre le discours populiste du candidat et le cadre luxueux dans lequel il est apparu.
Greg Price, stratège digital, a commenté : « Cet homme prétend être un gars de petite ville du Midwest qui comprend les difficultés de la classe moyenne, puis il traîne dans la maison flottante dans le ciel du plus grand héritier milliardaire du monde. » De son côté, le journaliste Jerry Dunleavy a estimé que cette publication ne favorisait en rien la victoire de Kamala Harris et Tim Walz, mais servait surtout à Alex Soros pour afficher son pouvoir et son influence politique.
Un réseau d’influence au cœur du pouvoir démocrate
Le profil d’Alex Soros souligne également sa proximité avec les figures politiques majeures du Parti démocrate. Il entretient des relations étroites avec des dirigeants comme Nancy Pelosi et Chuck Schumer, qu’il rencontre régulièrement.


Les Open Society Foundations (OSF), considérées comme la deuxième plus grande fondation philanthropique aux États-Unis après la Fondation Gates, distribuent environ 1,5 milliard d’euros par an. Une partie importante de ce budget soutient des causes libérales ainsi que plusieurs organisations à financement obscur associées au Parti démocrate.
Présence fréquente à la Maison Blanche et contributions financières
Durant l’administration Biden, Alex Soros a visité la Maison Blanche plus de 22 fois, rencontrant régulièrement le président Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris. Ses profils sur les réseaux sociaux regorgent de photos avec des responsables démocrates de premier plan depuis 2018.

Sur le plan financier, Alex Soros a versé des millions d’euros aux démocrates ces dernières années, bien que nettement moins que son père. En 2020, il a contribué à hauteur de plus de 630 000 euros au fonds de campagne de Biden, ce qui le place parmi les principaux donateurs. Pour le cycle électoral de 2024, il a donné la somme maximale autorisée, soit environ 6 000 euros, directement à la campagne de Biden.
Depuis les élections de 2018, ses dons dépassent les 4,5 millions d’euros. Sa plus importante contribution a été de près de 1,8 million d’euros au comité majoritaire du Sénat aligné avec Chuck Schumer.
Un acteur majeur du financement progressiste
Alex Soros a également versé des centaines de milliers d’euros à divers comités démocrates, notamment le Nancy Pelosi Victory Fund, le Comité national démocrate et le Comité de campagne de la Chambre des représentants. Il a fait des dons conséquents à des partis démocrates des États et à des campagnes individuelles, souvent à hauteur maximale autorisée.
Le réseau Soros a dépensé plusieurs centaines de millions d’euros lors du dernier cycle électoral pour soutenir les candidats démocrates et les causes progressistes. Alex Soros est probablement le plus grand donateur libéral du cycle électoral récent, même si une part de ces financements reste difficile à tracer en raison des dépenses dites « dark money » non transparentes.