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    Trump rassure les investisseurs étrangers après une opération de l’ICE

    États-Unis

    Donald Trump a assuré dimanche 14 septembre que les investisseurs étrangers restaient « les bienvenus » aux États-Unis, après une opération de l’ICE qui a entraîné l’arrestation de centaines de travailleurs sud‑coréens ; il a insisté : « Je ne veux pas faire peur » aux investisseurs étrangers.

    Donald Trump parlant de l'ICE et des investisseurs étrangers
    Donald Trump a dit ne pas vouloir faire « peur » aux investisseurs étrangers avec les actions de l’ICE.

    Investisseurs étrangers : la réponse de la Maison‑Blanche après l’arrestation en Géorgie

    Washington tente d’apaiser les inquiétudes suscitées par l’intervention de la police de l’immigration (ICE) qui, le 4 septembre, a procédé à l’arrestation d’environ 475 personnes sur le chantier d’une usine de batteries pour véhicules électriques à Ellabell (Géorgie). Les personnes interpellées étaient essentiellement des ressortissants sud‑coréens, opérant sur un site géré conjointement par Hyundai et LG.

    L’ICE a indiqué que ces citoyens sud‑coréens avaient dépassé la durée de séjour prévue par leur visa ou disposaient d’une autorisation ne leur permettant pas d’effectuer du travail manuel. Donald Trump a finalement renoncé à ordonner leur expulsion, mais Séoul a pris la décision, vendredi 12 septembre, de rapatrier ces travailleurs.

    Messages et déclarations des protagonistes

    Sur son réseau Truth Social, le président américain a déclaré : « Je ne veux pas faire peur ou décourager l’investissement de nations ou entreprises étrangères aux États‑Unis ». Il a ajouté que ces sociétés « et leurs employés sont les bienvenus ». M. Trump a souligné l’utilité, pour l’économie américaine, de disposer d’« experts (étrangers) pendant un certain temps, pour nous apprendre et nous former à la manière de fabriquer ces produits complexes », avant d’assurer qu’à terme les États‑Unis seraient capables « de faire mieux » que ces groupes étrangers.

    Du côté sud‑coréen, l’opération a suscité un vif émoi : le président Lee Jae Myung a averti que la descente de l’ICE sur le site d’Ellabell pourrait dissuader de futurs investissements. Jeudi, il a expliqué qu’il parapherait le document relatif à l’accord commercial « s’il est bon » pour son pays, ajoutant : « Si ce n’est pas dans notre intérêt, cela n’a aucun sens. »

    Aux États‑Unis, le secrétaire au Commerce Howard Lutnick s’est publiquement agacé du retard dans la signature du texte final par Séoul : « Soit les Coréens acceptent l’accord », a‑t‑il déclaré, « soit ils paieront les droits de douane », faisant référence au seuil de 25 % initialement envisagé par Washington avant l’annonce de fin juillet.

    Accord commercial et chiffres d’investissement entre États‑Unis et Corée du Sud

    Fin juillet, Washington et Séoul se sont mis d’accord sur un texte commercial prévoyant notamment 15 % de droits de douane applicables à certains produits sud‑coréens exportés vers les États‑Unis. L’accord inclut aussi un engagement de la Corée du Sud à investir l’équivalent de 350 milliards de dollars sur le sol américain, soit environ 325,5 milliards d’euros.

    La combinaison de ces enjeux économiques et de la gestion de l’immigration a rendu sensible la communication des autorités américaines : les réactions à l’opération de l’ICE sont perçues comme susceptibles d’influencer non seulement l’accueil des travailleurs étrangers, mais aussi l’attractivité des États‑Unis pour de futurs investissements étrangers.

    Enjeux et prochains actes annoncés

    L’affaire a mis en lumière la tension entre application des règles d’immigration et volonté d’attirer des capitaux et des compétences étrangères. Après le rapatriement décidé par Séoul, les autorités américaines et sud‑coréennes restent engagées sur le volet commercial et sur les garanties qui pourront être données aux entreprises concernées.

    Sur le plan diplomatique et économique, la situation appelle à des clarifications sur les pratiques de contrôle de l’immigration sur les chantiers industriels, ainsi qu’à des assurances pour les investisseurs et leurs employés, afin d’éviter que des opérations similaires n’entament la confiance des partenaires étrangers.

    Investisseurs Étrangers | Ice | Donald Trump | États-unis | Investissements | Immigration | Trump
    source:https://www.huffingtonpost.fr/international/article/trump-rassure-les-investisseurs-etrangers-apres-ce-coup-de-filet-inedit-de-l-ice_254824.html

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