Accueil ActualitéFusillade à l’université Brown : la police recherche un suspect armé

Fusillade à l’université Brown : la police recherche un suspect armé

par Lea
France

Au cinquième jour de l’enquête, une seconde personne est recherchée après les tirs qui ont fait deux morts et neuf blessés sur le campus de Brown, à Providence (État de Rhode Island), samedi. La police a annoncé mercredi solliciter l’aide du public pour identifier et parler à un individu vu à proximité du suspect principal. Trois photos de cette nouvelle personne ont été diffusées, le visage flouté. Sur les images, l’individu porte un pull bleu marine, une capuche verte et porte un sac de couleur claire.

Étudiants devant un mémorial improvisé à Brown
Des étudiants près d’un mémorial improvisé à Brown, le 15 décembre 2025.

Les forces de l’ordre avaient déjà diffusé plusieurs photos et vidéos d’un suspect mesurant environ 1,73 mètre, de corpulence trapue, vêtu de couleurs sombres, le visage couvert d’un masque chirurgical et coiffé d’un bonnet.

Un homme interpellé puis relâché

Une récompense de 42 500 € environ a été promise pour toute information conduisant à l’identification, l’arrestation et la condamnation de l’auteur, décrit comme armé et dangereux.

Le tireur a ouvert le feu samedi dans le bâtiment d’ingénierie et de physique de Brown, où des examens se déroulaient, tuant deux étudiants, Ella Cook et Mukhammad Aziz Umurzokov, et blessant neuf autres, dont les noms n’ont pas été rendus publics.

Dimanche, un homme a été arrêté avant d’être libéré faute d’éléments l’incriminant. En fin de journée mardi, Brown a publié un communiqué dégageant des accusations portées sur les réseaux sociaux visant l’un de ses étudiants.

Des investigations qui interpellent

Les responsables de l’enquête font face à de nombreuses questions sur des avancées qui semblent piétiner. Malheureusement, des enquêtes de ce type, aussi approfondies soient-elles, prennent du temps, a déclaré le colonel Oscar Perez, chef de la police de Providence.

Ce pourrait être plus tard, ce pourrait être demain, mais je ne m’arrêterai pas tant que nous n’aurons pas appréhendé les responsables, a-t-il ajouté, assurant disposer de preuves matérielles et d’ADN, en plus d’images de vidéosurveillance, de données électroniques et de témoignages.

Le procureur général de l’État, Peter Neronha, a déclaré qu’il n’y avait pas de découragement pour les personnes impliquées et a justifié, mercredi, la décision de ne pas diffuser les images de vidéosurveillance de la tuerie, affirmant qu’elles ne disent rien sur l’auteur. Il s’est aussi refusé à préciser l’arme utilisée pour éviter d’influencer les témoignages.

L’université a publié un communiqué sur son système de sécurité, indiquant qu’elle n’avait pas eu recours à des sirènes pour prévenir les étudiants mais avait privilégié un système de messagerie pour fournir des informations précises sur le lieu à éviter. Parmi les neuf blessés, trois ont été autorisés à sortir de l’hôpital, cinq restent dans un état stable et le dernier est en état critique mais stable. Une veillée virtuelle de prière interconfessionnelle était prévue mercredi en hommage aux victimes.

Cela pourrait vous intéresser

Laisser un commentaire