Crans-Montana, en Suisse, a été le théâtre d’un incendie nocturne dans un établissement de la station, laissant des proches en attente et un bilan tragique. Le drame, survenu lors de la nuit du 31 décembre au 1er janvier, a fait une quarantaine de morts et plus d’une centaine de blessés, selon les autorités et le Quai d’Orsay, avec neuf Français blessés et huit portés disparus.
À Crans-Montana, des familles en attente de nouvelles et des témoignages bouleversants
Sur place, des bougies et des bouquets ont été déposés devant l’entrée du bar. Les témoignages se succèdent, décrivant une scène de chaos et d’effroi. «J’ai jamais vu ça de ma vie, témoigne-t-elle», raconte Diana, une jeune femme présente lors du rassemblement. Selon Franceinfo, elle évoque des visages «décollés» et des mères qui criaient sur les policiers pour retrouver un fils.

Parmi les victimes de l’incendie, neuf Français ont été blessés et huit autres ne sont pas encore localisés, selon le Quai d’Orsay. Eden Ezère, 17 ans, rescapé, décrit la panique: «J’avais besoin de fumer. Je sors et même pas 20 secondes après, j’entends un gros boum. Je me retourne, tout le monde courait. Je vois des flammes qui augmentaient, et là je vois des gens qui commencent à se battre, à se battre pour sortir. Parce que c’est soit la vie soit la mort. Tout le monde se battait pour s’accrocher à la vie. J’ai vu des crânes sans cheveux, sans paupières…»
Des parents restent sans nouvelles de leurs enfants, à la fois à Crans-Montana et dans les hôpitaux des pays voisins; «Je crois que vous ne vous rendez pas compte à quel point les parents ne savent pas où sont leurs enfants», souligne une témoin sur place. La police a réquisitionné le centre des congrès de la station pour accueillir les familles, avec des psychologues, des repas chauds et des lits pour passer la nuit.
En ville, le ballet des hélicoptères de secours a cédé la place au silence, et les décorations de Noël clignotent autour de l’axe des témoignages et de l’inquiétude. Laurence et Christian, résidents de la région, disent ressentir «une émotion très forte» et évoquent leur propre fils, qui venait souvent dans ce bar.
La scène n’est pas uniquement celle des témoignages: des habitants évoquent la mobilisation des secours et la nécessaire prise en charge des familles, qui se retrouvent au centre des congrès pour être informées et accompagnées pendant cette période de deuil.
Le centre des congrès réquisitionné et les suites du drame
La réquisition du centre des congrès de Crans-Montana vise à offrir un lieu d’accueil, de soutien psychologique et de coordination pour les familles. Selon les témoins et les autorités, des médecins et du personnel social sont mobilisés pour aider les proches en attente, et les autorités invitent à rester en contact avec les hôpitaux pour les informations officielles. Des échanges se poursuivent entre les familles et les services de secours, dans un contexte de deuil et d’inquiétude pour les personnes portées disparues.
Des proches continuent d’attendre des nouvelles et les autorités promettent des mises à jour régulières, alors que le travail des secours et des enquêteurs se poursuit sur les lieux et dans les établissements touchés. Le drame rappelle la fragilité des lieux publics et la nécessité d’une coordination rapide entre les différents services pour soutenir les familles et faciliter les démarches administratives et médicales.
