La Chapelle-Heulin, Loire-Atlantique — la justice tranche dans l’affaire de l’incendie d’un gymnase communal. Le mineur impliqué et son parent devront rembourser 384 530 €, couvrant le coût des reconstructions, le matériel perdu et les frais liés aux interventions, selon le jugement rendu par le tribunal pour enfants. Le jeune a aussi été condamné à six mois de prison avec sursis. La date-clé est le 14 décembre 2023, lorsque l’incendie s’est déclaré au petit matin et que les pompiers ont signalé plusieurs départs de feu, selon les propos de la mairie.

À La Chapelle-Heulin, mineur et famille remboursent 384 530 €
Le tribunal pour enfants a ordonné le remboursement solidairement avec son parent du coût total des dommages. Le texte précise que 384 530 € couvrent le coût total des travaux de reconstruction et du matériel perdu (378 437 €), mais aussi le temps mobilisé par les agents municipaux (5 000 €) et 1 000 € de frais.
« Le 14 décembre 2023, à 4 heures du matin, la gendarmerie m’appelle pour me dire que le gymnase est en train de brûler. En arrivant, les pompiers m’ont dit : il y a six départs de feu. Là, on s’est bien rendu compte que ce n’était pas un accident », se remémore-t-il.
L’élu se félicite de la décision de justice. Ses administrés « trouvent que c’est normal. S’il y avait plus souvent ce genre de décisions, la société se porterait peut-être mieux », poursuit-il. Selon les informations relayées par les sources locales, l’affaire est perçue comme un signal fort pour la responsabilité collective.
« Aujourd’hui, le gymnase est tout neuf. On tourne la page. Et j’espère que cette affaire servira de leçon », conclut Jean Ternier.
Des réactions locales et la reconstruction du gymnase
Interrogé par France 3, le maire de la commune, Jean Ternier, se souvient avec précision du jour de l’incendie et rappelle que six départs de feu ont été observés par les pompiers. L’élu précise que le bâtiment est aujourd’hui tout neuf et que la décision judiciaire est perçue comme un élément de dissuasion. Les habitants expriment un mélange de satisfaction et de prudence face à ce genre d’affaires et à leur coût pour les communes.
Ses administrés « trouvent que c’est normal. S’il y avait plus souvent ce genre de décisions, la société se porterait peut-être mieux », conclut l’élu.