L’Italie propose d’inscrire les Gardiens de la Révolution iranienne (CGRI) sur la liste européenne des organisations terroristes, alors que l’Iran est secoué par des manifestations. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a indiqué qu’il présenterait cette idée à ses homologues européens lors d’une réunion à Bruxelles, jeudi 29 janvier, « en coordination avec d’autres partenaires ». Il a ajouté «Les pertes subies par la population civile lors des manifestations exigent une réponse claire», lors d’un message publié sur X.
L’Italie propose d’ajouter les Gardiens de la Révolution à la liste UE
Les Gardiens de la Révolution (CGRI) constituent, selon les analystes, un pouvoir parallèle en Iran mêlant activités militaires, économiques et politiques. Créé en 1979 et placé sous les ordres du guide suprême, le CGRI est décrit comme disposant d’un vaste réseau de renseignement et d’influence, et comme acteur clé dans le paysage régional.

Selon les données relayées par HRANA, l’ONG Human Rights Activists News Agency, environ 6 000 personnes seraient mortes dans le cadre des manifestations, et des milliers d’autres décès pourraient être en cours d’enquête. Cette situation alimente les arguments des partisans de l’inscription du CGRI sur la liste de l’UE, au moment où les autorités européennes esquissent des sanctions ciblées contre les responsables.

Réactions au sein de l’UE après l’annonce de Tajani
Les Gardiens font l’objet de sanctions européennes depuis 2021, notamment un gel des avoirs et une interdiction de voyage dans l’UE. Des mesures économiques et commerciales existent aussi, incluant l’interdiction d’exporter des armes ou des biens à double usage et l’interdiction d’importer du pétrole brut et des produits pétrochimiques. En parallèle, la Commission européenne a évoqué le renforcement des interdictions liées aux technologies critiques destinées aux drones et missiles, conformément aux positions des États membres.
Le contexte montre une convergence des positions au sein de l’UE, mais aucune décision finale n’a été prise à ce stade; la suite dépendra des délibérations à Bruxelles et des éventuelles sanctions ciblées qui pourraient être décidées lors de la réunion du 29 janvier.