À la suite des condamnations de Jean-Marc Morandini, des personnalités politiques réaffirment leur position et la chaîne CNews poursuit l’antenne. Sur BFMTV, Éric Ciotti a déclaré : « personne » de son groupe parlementaire « n’irait » dans l’émission de Jean-Marc Morandini; il a ajouté que « la condamnation renforce le fait que je n’y irai pas ». Relancé sur ses souhaits concernant les députés de son groupe, le député des Alpes-Maritimes a conclu : « personne n’y ira ».
n

n
Ciotti et Bardella disent ne pas participer à Morandini; réaction à BFMTV
n
Cette position est celle d’Éric Ciotti, président de l’Union des droites pour la République (UDR). Le même matin, Jordan Bardella a répété que « personne » du bloc ne se rendrait sur l’émission, réaffirmant une ligne commune face à la condamnation du présentateur. Ciotti a rappelé les éléments du dossier : « Je n’y suis jamais allé, donc je n’irai pas dans l’avenir. La condamnation renforce le fait que je n’y irai pas ». Il a ajouté : « Je n’ai pas à juger de l’organisation d’une chaîne, mais personnellement je n’irai pas ». Enfin, il a réitéré : « personne n’y ira ».
n
Morandini, pour sa part, demeure au cœur d’un dossier judiciaire complexe. En janvier 2025, il a été condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis et une amende; la Cour a également retenu des faits de harcèlement sexuel et de corruption de mineurs. Le 14 janvier, la Cour de cassation a rendu définitive une seconde condamnation pour corruption de mineurs, pour des messages envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016 : Morandini a écopé de deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende. Ses obligations incluent une interdiction d’exercer une profession en contact avec des mineurs et l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Le diffuseur a maintenu Morandini à l’antenne, invoquant « le combat pour la justice ». Des figures de CNews, comme Sonia Mabrouk, ont pris leurs distances et ont exprimé des réserves publiquement.
n
Morandini: condamnations définitives et réaction de CNews
n
Le 20 janvier, la présentatrice Sonia Mabrouk a été interpellée par son invitée, le député socialiste Jérôme Guedj, sur la question du maintien de Morandini: « la décision du maintien de Jean-Marc Morandini ne m’appartient pas mais votre question est légitime, j’avoue que je n’en dors pas depuis plusieurs jours ». Autre volet du dossier, Morandini doit aussi indemniser Gabriel, la victime, et payer 10 000 euros d’amende dans le cadre d’autres faits qui avaient mené à ces poursuites.