Six prétendants à la mairie de Montauban se sont affrontés lors d’un débat sur CFM Radio, durant une heure et demie d’échanges intenses où les propositions se multipliaient sur les thèmes clés : mobilité, écologie, santé, finances et sécurité.
Thierry Deville, ancien président du Grand Montauban et premier adjoint aux finances, est apparu comme le candidat qui s’appuie sur l’expérience et les chiffres. Son approche consiste à démontrer son savoir-faire en matière de finances publiques et à justifier chaque euro engagé.
- « Investir coûte, mais ne pas investir coûtera bien plus cher demain ! »
- « La dette ? C’est investir dans l’avenir de notre ville en croissance »
- « 10 km de pistes cyclables par an, c’est mon engagement »
Samir Chikhi, rupture sociale et écologie au cœur de son programme, s’est présenté comme l’alternative de la gauche écologiste avec des propositions radicales et sociales, notamment la gratuité des transports et des cantines universelles. Moins technique que ses adversaires, il peut séduire les électeurs en colère tout en s’éloignant d’une approche pragmatique pour certains.
- « 25 ans de gestion, ça suffit ! Place à la justice sociale ! »
- « Gratuité totale des transports et des cantines : c’est possible ! »
- « Stop à la bétonisation, construisons avec les habitants ! »
Arnaud Hilion s’est présenté comme l’opposant le plus agressif et le mieux documenté pour contester le bilan en place avec des chiffres et des accusations précises. Là où Chikhi privilégiait l’idéologie, Hilion mise sur le concret et critique fortement l’ancien mandat et ses conséquences.
- « Un quart de siècle de gestion barégiste opaque et inadapté »
- « La dette explose : +60% par habitant, c’est catastrophique ! »
- « Le système anti-crues ? Catastrophique. Les écoles face à la chaleur ? Rien »
Jean-Philippe Labarre, médecin révolté, n’a pas mâché ses mots. Son diagnostic est sans appel : la ville est malade de sa gouvernance. Il souhaite incarner une rupture avec une gestion qu’il qualifie de descendante, clanique et cruelle, mais sa performance dans le débat révèle un écart entre intentions et réalité.
- « Une gestion descendante, clanique et cruelle, ça suffit ! »
- « L’urbanisme ? Un grille-pain à ciel ouvert ! »
- « Gabegie des finances : exigeons un audit ! »
- « Arrêtons d’instrumentaliser la peur des Montalbanais »
Didier Lallemand, l’homme du camp Barèges, a défendu une trajectoire axée sur la stabilité et les investissements sans rupture majeure. Il a été perçu comme plus défensif que visionnaire, peinant parfois à incarner un cap clair dans un débat dominé par ses adversaires.
- « Je serai le maire du quotidien, maire à 100 % »
- « Montauban, une ville où il fait bon vivre : les classements le prouvent »
- « La baisse des dotations de l’État justifie nos choix financiers »
Jean-Loup Levi se présente comme candidat du sérieux, de la transparence et de la bienveillance. Son argumentaire vise à proposer une alternative plus ouverte, même s’il demeure dans un entre-deux difficile à lire pour certains électeurs.
- « Respect, calme, sérieux, bienveillance : voilà comment gouverner »
- « Bannissons l’ère de l’opacité et du mensonge »
- « La dette augmente de 418€ par habitant en un an : où est la transparence ? »
Dans l’ensemble, le débat a mis en lumière des visions contrastées de la gestion municipale et des priorités pour Montauban, entre continuité et rupture, tout en insistant sur des questions majeures comme les mobilités, l’environnement, la santé et les finances publiques.