Le Super Bowl 2026 est la grande vitrine du sport-spectacle. Le duel oppose dimanche les Patriots de New England et les Seahawks de Seattle à Santa Clara, dans une ambiance politique qui entoure le spectacle de mi-temps. Bad Bunny, star portoricaine, a été choisi pour animer la scène et son traitement du show a alimenté des débats sur le contexte social autour de cet événement.

Plus de 120 millions de téléspectateurs américains sont attendus devant leurs écrans pour la finale de la NFL. Le choix de Bad Bunny pour le spectacle a suscité des réactions variables, entre soutiens et critiques liées à son engagement sur les questions migratoires et sociales. La NFL affirme viser un show percutant qui attire un auditoire large et divers, au-delà du seul match.
Sur le terrain, les Seahawks apparaissent légèrement favoris grâce à leur défense, tandis que les Patriots visent un septième titre, une performance devenue emblématique de leur histoire malgré des saisons récentes moins brillantes après le départ de Tom Brady en 2019. Cette finale réunit deux franchises au passé riche et à des perspectives contrastées pour la suite.
Le coup d’envoi est donné à 15h30, heure locale, au Levi’s Stadium de Santa Clara, dans le comté de Santa Clara, au sud-est de San Francisco. L’attention se porte ensuite sur le spectacle de mi-temps, annoncé comme l’un des moments forts du week-end sportif. Le match et le show promettent un récit riche en émotions pour les fans et les spectateurs du monde entier.
Bad Bunny, soutenu par le groupe Green Day, pourrait devenir le premier artiste à interpréter des morceaux entièrement en espagnol lors du spectacle. Le chanteur avait déjà évoqué, le 1er février, l’idée d’un message autour d’ICE lors de sa victoire aux Grammys, ajoutant une dimension politique possible à la performance. Les rumeurs et les enjeux entourant le show alimentent les attentes des téléspectateurs.
Les pratiques de la police fédérale chargée de l’immigration ont été dénoncées depuis le début du mois de janvier, notamment après le décès de Renee Good, mère de famille de 37 ans, à Minneapolis, dans le cadre d’opérations liées à ICE. Fin janvier, un autre décès, celui d’Alex Pretti, infirmier américain de 37 ans, a également été signalé dans la même ville, alimentant le débat public sur les interventions policières et les politiques migratoires.
Face à ces actualités, Bad Bunny a assuré promettre « une énorme fête » et a déclaré que les spectateurs devraient « simplement danser » lors du show, tout en laissant entendre qu’un message politique pourrait être transmis sans en préciser le contenu. Cette ambiguïté nourrit les spéculations sur le rôle éventuel du spectacle comme tribune sociale autant que musicale.
Sur le terrain, les Patriots veulent retrouver l’éclat du début du siècle et viser un septième titre, dépassant les Steelers s’ils réussissent. La franchise du Massachusetts s’est relancée après la nomination en mars 2025 de Mike Vrabel, coach de 50 ans et ancien coéquipier de Tom Brady, et elle espère franchir le palier jusqu’au trophée Vince Lombardi. Maye, jeune quarterback de 23 ans, est présenté comme la pépite capable de devenir le titulaire le plus jeune de l’histoire à ce poste clé.
Maye devra composer avec une défense des Seahawks réputée pour sa solidité et sa capacité à contrecarrer les attaques adverses. Seattle compte quant à elle sur Sam Darnold, âgé de 28 ans, qui a connu plusieurs passages par quatre franchises avant de trouver une forme plus stable dans le nord-ouest cette saison. Seattle n’a remporté qu’un seul Super Bowl en 2014 et a connu une dernière apparition l’année suivante, perdant face aux Patriots.
« Nous sommes en grande forme. Les joueurs sont dans le bon état d’esprit », a affirmé l’entraîneur de Seattle, Mike Macdonald, après l’entraînement. Sur le terrain, ce duel entre Maye et Darnold sera aussi une bataille stratégique, où chaque détail pourrait peser dans le résultat final. Pour Darnold, ce match représente une occasion de démontrer sa valeur et de confirmer sa renaissance dans ce rôle.