Accueil ActualitéTrump: 80 millions de barils vénézuéliens reçus; 3e pétrolier saisi

Trump: 80 millions de barils vénézuéliens reçus; 3e pétrolier saisi

par Sara
États-Unis,Venezuela,Inde,Chine,Îles Cook,Curaçao

Le président américain Donald Trump a affirmé mardi soir, lors de son discours sur l’état de l’Union à Washington, que les États-Unis avaient reçu « plus de 80 millions de barils » de pétrole vénézuélien, au moment même où le Pentagone annonçait la saisie d’un troisième pétrolier lié au Venezuela dans l’océan Indien.

Annonce présidentielle et bilan énergétique

« Nous venons de recevoir de notre nouvel ami et partenaire, le Venezuela, plus de 80 millions de barils de pétrole », a déclaré M. Trump, saluant parallèlement une hausse de la production américaine de plus de 600 000 barils par jour.

Il a réitéré sa ligne pro‑énergies fossiles, évoquant une politique résolue d’exploitation domestique des hydrocarbures. Cette position survient dans un contexte de forte tension diplomatique entre Washington et Caracas.

La saisie du pétrolier « Bertha » dans l’océan Indien

Le ministère de la Défense américain a annoncé qu’une troisième embarcation soupçonnée d’être soumise à des sanctions avait été appréhendée dans l’océan Indien. Dans une publication accompagnée d’une vidéo, on voit des hélicoptères déployer des soldats qui montent à bord d’un navire tandis que des armes sont braquées sur le pont.

Les forces américaines ont indiqué avoir suivi ce pétrolier depuis les Caraïbes jusqu’à l’océan Indien. Selon des responsables du suivi maritime, le navire, identifié sous le nom de « Bertha », transportait environ 1,9 million de barils de brut vénézuélien de type Merey 16.

  • Nom du navire : « Bertha »
  • Chargement signalé : ~1,9 million de barils de Merey 16
  • Trajet suivi : des Caraïbes vers l’océan Indien

Flags, gestion et sanctions

Les autorités américaines indiquent que le bâtiment, qui avait été précédemment enregistré sous pavillon des Îles Cook lors de sanctions liées à l’Iran, avait ensuite utilisé un pavillon apparent de Curaçao et serait géré par une société située en Chine.

Ces changements d’immatriculation et les pratiques de reflagging sont régulièrement mis en avant par les services de surveillance maritime pour expliquer la difficulté à tracer les cargaisons de pétrole vénézuélien, en particulier depuis l’escalade des mesures punitives internationales.

Un contexte politique déjà tendu

Les déclarations de M. Trump interviennent après une opération menée début janvier, au cours de laquelle des forces spéciales américaines ont appréhendé le président vénézuélien Nicolás Maduro. Caracas avait auparavant alerté que l’hostilité de Washington visait notamment à s’emparer des réserves de pétrole vénézuélien.

Par ailleurs, l’administration américaine a annoncé son intention d’ouvrir le secteur pétrolier vénézuélien aux compagnies américaines, citant des groupes tels que Chevron, Exxon Mobil et ConocoPhillips, reçus à la Maison‑Blanche début janvier pour discuter de ce dossier énergétique.

Réactions publiques et enjeux régionaux

En réponse à ces développements, des collectifs et militants environnementaux ont organisé des actions symboliques pour dénoncer une intervention motivée par le pétrole et l’utilisation de fonds publics au profit des grandes compagnies pétrolières.

Enfin, ces événements relancent le débat sur la dépendance aux énergies fossiles dans la région des Caraïbes, où plusieurs États insulaires réclament une transition vers les énergies renouvelables face à l’augmentation des risques climatiques et des tempêtes de plus en plus intenses.

source:https://www.aljazeera.com/news/2026/2/25/trump-says-us-has-received-80m-barrels-of-venezuelan-oil-3rd-tanker-seized

Cela pourrait vous intéresser

Laisser un commentaire