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Donald Trump a demandé que les élues Ilhan Omar et Rashida Tlaib soient « renvoyées d’où elles viennent » après leur protestation durant son discours sur l’état de l’Union, provoquant une nouvelle polémique politique sur le ton et le contenu de ses attaques. Les deux représentantes démocrates avaient crié pendant l’allocution, contestant la politique migratoire de l’administration et les actions des autorités fédérales.
Les propos de Trump
Dans un message publié sur son réseau social, le président a qualifié Ilhan Omar et Rashida Tlaib de « politiciennes corrompues » et les a traitées de « lunatiques » et de « malades mentales », estimant qu’elles devraient être renvoyées « le plus vite possible ». Il a également utilisé des expressions insultantes pour décrire leur comportement lors de la séance solennelle du Congrès.
Ces attaques s’inscrivent dans une série de ciblages verbaux contre les deux élues, et plus largement contre des communautés dont elles sont issues, renforçant les tensions sur la rhétorique politique autour de l’immigration et de la diversité au sein du pays.
La protestation pendant le State of the Union
Au cours de son discours de près de deux heures, alors que Donald Trump évoquait notamment la lutte contre les « villes sanctuaires » et les mesures de coopération des autorités fédérales, Ilhan Omar et Rashida Tlaib ont crié « Vous avez tué des Américains ! ». Leur intervention vise à dénoncer des opérations d’immigration menées par les forces fédérales.
Selon Ilhan Omar, élue du 5e district du Minnesota, elle a voulu rappeler au président que son administration est responsable de la mort de deux de ses électeurs. Ces décès sont survenus en janvier lors de manifestations contre des raids d’agents d’immigration dans le Minnesota.
Réactions des élues et contexte
Ilhan Omar, membre de la communauté somalienne américaine de Minneapolis, a déjà été la cible de critiques virulentes de la part du président. Rashida Tlaib, première femme d’origine palestinienne élue au Congrès, a réagi sur les réseaux sociaux en qualifiant la montée de colère de Trump d’effondrement face à des femmes musulmanes qui le contredisent.
Dans sa réponse, Tlaib a employé un terme arabe pour qualifier le comportement présidentiel, soulignant l’aspect personnel et culturel des attaques dans ce débat politique.
Autres incidents lors du discours
Plusieurs autres élus ont également manifesté leur mécontentement pendant l’allocution. Un parlementaire démocrate a été évacué pour avoir brandi une pancarte dénonçant une vidéo à caractère raciste récemment partagée par le président. Une autre élue démocrate aurait aussi crié, sans être mentionnée dans le message présidentiel.
Ces épisodes témoignent d’un climat de forte polarisation au sein de la Chambre des représentants, où le ton et les attaques personnelles prennent souvent le pas sur le débat de fond.
Enjeux et réactions attendues
Les déclarations de Trump devraient alimenter les critiques de ses adversaires et susciter des réactions dans les médias et au sein du Congrès. Elles relancent également le débat sur la manière dont sont traitées les élues issues de minorités et sur l’usage d’une rhétorique agressive dans la vie politique américaine.
À court terme, cette controverse pourrait intensifier les divisions partisanes et motiver des prises de position publiques de la part de responsables politiques, organisations de défense des droits et communautés ciblées.