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De violentes explosions ont secoué Kiev tôt jeudi matin, accompagnées de sirènes d’alerte et de l’activation des systèmes de défense aérienne, dans ce que les autorités ukrainiennes qualifient de nouveaux bombardements à Kiev attribués aux forces russes.
Bilan des frappes
Le chef de l’administration militaire de la capitale, Timur Tkachchenko, a indiqué que la ville était visée par des missiles balistiques et des drones d’attaque, tandis que le maire a lancé un appel urgent aux habitants pour rester dans les abris jusqu’à nouvel ordre.
Par ailleurs, les attaques ne se sont pas limitées à la capitale. Le maire de Kharkiv, Igor Terekhov, a rapporté avoir entendu deux fortes détonations après le ciblage par des drones, puis a fait état d’un « attaque aérienne conjointe » ayant touché les arrondissements de Shevchenkivskyi et Kyivskyi.
Dans le sud-est, le chef de l’administration régionale de Zaporijjia, Ivan Fedorov, a signalé plusieurs explosions et au moins une personne blessée à la suite d’une attaque sur sa région.
- Kiev : activation des défenses aériennes et alertes aux civils;
- Kharkiv : frappes dans les arrondissements de Shevchenkivskyi et Kyivskyi;
- Zaporijjia : explosions et blessé(s) signalé(s).
Diplomatie à Genève
Alors que les combats se poursuivaient, la diplomatie s’est intensifiée. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a eu un entretien téléphonique d’environ trente minutes avec son homologue américain, Donald Trump, en présence des envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner.
Zelensky a annoncé que Rustem Umerov, secrétaire du Conseil de sécurité nationale et principal négociateur ukrainien, doit rencontrer à Genève Witkoff et Kushner pour discuter de documents économiques et des modalités d’échange de prisonniers de guerre.
Selon des informations en provenance de Russie, le représentant économique du Kremlin, Kirill Dmitriev, devrait également se rendre à Genève le même jour pour poursuivre des discussions avec des interlocuteurs américains sur des questions économiques.
Ces entretiens bilatéraux à Genève préparent, selon les participants, une réunion trilatérale complète prévue au début mars, étape que les dirigeants espèrent voir déboucher sur un sommet entre présidents.
Contenu et obstacles des négociations
Zelensky a précisé qu’il s’était accordé avec Donald Trump sur une séquence de discussions visant à mener la prochaine phase trilatérale vers un sommet des dirigeants, une approche que le président américain soutiendrait comme « la seule voie » pour résoudre les questions sensibles et mettre fin au conflit.
Lors d’une conférence de presse conjointe avec le président norvégien, Zelensky a souligné que les obstacles actuels ne sont pas d’ordre militaire mais tiennent surtout à l’absence de volonté politique et à la question territoriale.
Un des principaux points de désaccord reste la question des territoires : Moscou conditionne une paix à des concessions territoriales, demandant notamment la remise par Kiev des 20% restants de la région industrielle du Donetsk, une condition que l’Ukraine refuse catégoriquement.
Entre guerre et diplomatie
Malgré la relance des pourparlers, les nouvelles frappes montrent la persistance des hostilités et le risque pour les civils sur le terrain. Les autorités ukrainiennes maintiennent les consignes de sécurité et la vigilance autour des zones touchées.
En conséquence, la scène politique et militaire reste tendue : d’un côté, des négociations intensifiées à Genève; de l’autre, des attaques qui continuent d’affecter des villes clés du pays.