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Selon le Wall Street Journal, Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, aurait lancé une nouvelle initiative via des intermédiaires omanais pour relancer les négociations nucléaires avec Washington. Téhéran affiche une certaine ouverture au dialogue, alors que les responsables américains disent être disposés à parler «plus tard», tout en poursuivant les opérations militaires en cours. Cette démarche place Larijani davantage au premier plan de la scène politique iranienne, selon des sources citées par le quotidien.
Intervention publique de Larijani et montée en visibilité
Larijani est réapparu dans un message enregistré diffusé à la télévision iranienne, où il a averti que son pays infligerait aux États-Unis et à Israël «une leçon qu’ils n’oublieront pas». Parallèlement, il a évoqué la création d’une direction centrale par intérim pour gérer la période actuelle, formulation qui alimente les interrogations sur l’orientation politique et sécuritaire à venir.
Ces prises de position surviennent après l’assassinat du guide suprême Ali Khamenei, un événement qui, d’après les sources, a modifié l’équilibre des acteurs au sommet de l’État et ouvert un espace pour l’affirmation de nouvelles figures.
Oman réaffirme la voie diplomatique
Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, a insisté sur le fait que la porte de la diplomatie reste ouverte pour arrêter la guerre et résoudre le conflit entre Washington et Téhéran. Il a estimé que la reprise rapide des négociations profiterait à toutes les parties.
Selon lui, les entretiens tenus la semaine dernière à Genève avaient permis des avancées concrètes vers un accord «sans précédent» entre les deux capitales. Il a toutefois reconnu que l’espoir de paix coexiste encore avec le risque d’escalade.
Washington reste ouvert, mais maintient la pression militaire
Le président américain a déclaré que la nouvelle direction iranienne souhaitait dialoguer et qu’il était prêt à en discuter ultérieurement. Il a néanmoins laissé imprécise la date d’un éventuel entretien, soulignant que certains interlocuteurs iraniens des négociations antérieures ne sont plus en vie.
Un responsable de la Maison-Blanche a confirmé qu’un dialogue aurait lieu «en fin de compte», tout en précisant que les opérations militaires contre l’Iran se poursuivraient sans relâche, selon les termes employés.
Téhéran dit vouloir négocier
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé à son tour l’ouverture de l’Iran au dialogue et à la négociation pour mettre fin à l’escalade et rétablir la stabilité. Il a indiqué que la délégation iranienne avait quitté Genève en s’attendant à conclure un accord lors de la rencontre suivante.
Araghchi a reproché à des acteurs hostiles d’avoir saboté la diplomatie et a imputé au président américain la responsabilité d’avoir finalement fait échouer les pourparlers, selon ses déclarations publiques.
Une offensive militaire et des ripostes
Depuis samedi matin, Israël et les États-Unis ont lancé une offensive militaire contre des cibles en Iran, une opération qui a entraîné la mort du guide suprême Ali Khamenei ainsi que de hauts responsables sécuritaires, militaires et plusieurs civils, selon les bilans faisant état des pertes.
En riposte, l’Iran a lancé des salves de missiles et des drones contre Israël et des bases américaines dans la région. Certaines frappes auraient endommagé des infrastructures civiles, notamment des aéroports, des ports et divers bâtiments.
Entre diplomatie et hostilités, une fenêtre incertaine
Malgré la poursuite des opérations militaires, la médiation omanaise et les déclarations officielles des deux bords laissent apparaître une opportunité diplomatique. Toutefois, le caractère simultané des frappes et des appels au dialogue rend incertain l’aboutissement et la durabilité de toute négociation.
Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si les canaux engagés par Mascate et les signaux de Téhéran et de Washington aboutiront à un apaisement ou si l’affrontement continuera de dominer la scène régionale.