Des centaines de forces spéciales américaines ont été déployées au Moyen-Orient, où elles rejoignent des milliers de Marines et de parachutistes déjà mobilisés dans la région, a rapporté dimanche le New York Times en citant des مسؤولs militaires américains. Cette montée en puissance intervient alors que Washington cherche à élargir ses options dans une confrontation qui dure depuis un mois avec l’Iran.
Selon ces responsables, qui se sont exprimés sous couvert d’anonymat, ce renfort comprend notamment des unités d’élite des Rangers et des SEALs. Aucune mission précise ne leur a encore été attribuée, mais leur présence ouvre la voie à plusieurs scénarios opérationnels sur le terrain.
Cette décision s’inscrit dans une stratégie de déploiement plus large destinée à offrir au président Donald Trump davantage d’options militaires face à l’escalade avec Téhéran. Les autorités américaines évaluent en parallèle plusieurs pistes, dans un contexte de tensions croissantes autour des routes maritimes et des installations stratégiques iraniennes.
Des options militaires toujours à l’étude
Parmi les missions envisagées, les sources militaires évoquent une participation à la sécurisation du détroit d’Hormuz, que l’Iran a de fait fermé. Ce passage, crucial pour le transport pétrolier mondial, représente un point de pression majeur dans l’affrontement entre les deux pays.
D’autres scénarios sont également examinés, dont une opération visant la prise de l’île de Kharg, principal centre d’exportation du pétrole iranien. Les forces spéciales américaines pourraient aussi être mobilisées dans une action ciblant des sites d’uranium hautement enrichi dans l’installation nucléaire d’Ispahan.
À ce stade, aucune mission n’a été officiellement arrêtée, mais l’arrivée de ces unités spécialisées donne au Pentagone une marge de manœuvre supplémentaire. Elle permet aussi d’envisager des opérations plus ponctuelles, plus discrètes ou plus risquées selon l’évolution de la situation.
Une présence américaine renforcée dans la région
Ces nouvelles forces rejoignent environ 2 500 Marines et 2 500 marins récemment arrivés dans la zone. Au total, les effectifs américains au Moyen-Orient dépassent désormais 50 000 soldats, soit environ 10 000 de plus que les niveaux habituels.
À Washington, la Maison Blanche continue d’examiner ses prochaines étapes dans ce bras de fer. Sur le volet maritime, les responsables indiquent que Donald Trump étudie les moyens de rouvrir le détroit d’Hormuz, même si les missions exactes de la 31e unité expéditionnaire des Marines n’ont pas encore été définies.
Quelques heures plus tôt, le président américain avait déclaré au Financial Times que son option préférée était de « s’emparer du pétrole iranien ». Interrogé sur l’île de Kharg, il a ajouté : « Peut-être prendrons-nous l’île de Kharg, peut-être pas, et cela signifie que nous devrons rester là pendant un certain temps. »
Le détroit d’Hormuz demeure l’un des passages les plus stratégiques au monde, avec près de 20 % des approvisionnements pétroliers mondiaux qui y transitent. Mais il est désormais presque totalement paralysé à la suite d’attaques menées par les forces iraniennes, en réponse à la guerre engagée par les États-Unis et Israël contre Téhéran.