En 2025, l’achat automobile se fait plus prudent: les ménages temporisent face à l’inflation, au coût global d’usage et à des incertitudes liées à la réglementation. Selon l’étude Bymycar relayée par plusieurs médias, 45,8 % des répondants n’envisagent pas de changer de voiture dans les douze prochains mois; 24 % prévoient un achat classique et 10,7 % une formule de leasing ou de location avec option d’achat. Ce contexte révèle un basculement où l’achat n’est plus guidé par l’envie mais par la raison, et l’électrique demeure encore un horizon réservé à une minorité prête à bouleverser son quotidien sans pression écologique immédiate.

Achat automobile 2025: chiffres clés et tendances
Dans le détail, l’étude indique que 5,6 % des automobilistes interrogés roulent en 100 % électrique en 2025, tandis que 82 % restent sur des motorisations thermiques (diesel 41,7 %, essence 40,5 %) et 12,2 % utilisent une hybride. Cette répartition n’annonce pas une bascule généralisée, mais témoigne d’un paysage où l’électrique demeure un horizon encore lointain et où la majorité privilégie des options plus éprouvées et économiquement maîtrisées.
Cette photographie du marché illustre un basculement profondément économique: l’achat automobile s’évalue comme un calcul d’équilibre entre coût global d’usage — carburant, entretien, assurance et fiscalité — et perspective de valeur résiduelle. L’offre, les prix et les aides publiques influent fortement sur le jugement des ménages et expliquent pourquoi beaucoup reportent leur décision.
Le leasing social, souvent présenté comme une voie d’accès à l’électrique, demeure marginal: 10,7 % seulement des sondés envisagent d’y recourir. Sa progression dépendra de critères d’éligibilité et d’une connaissance plus étendue du dispositif, qui ne sont pas encore garantis pour l’ensemble des consommateurs.
Le frein principal reste financier: 44,8 % des répondants citent le prix comme obstacle majeur, loin devant l’autonomie (23 %) ou le manque d’infrastructures de recharge (8,1 %). Le temps de recharge (8,3 %) et la méfiance technologique (7,7 %) arrivent loin derrière, montrant que le refus est davantage budgétaire que idéologique.
Autour de ces chiffres, le climat est décrit comme suspendu, en attente d’une offre plus lisible et d’une équation financière soutenable pour de nombreuses familles.
Freins financiers et profils des acheteurs
Au-delà du coût d’achat, le coût global d’usage et l’incertitude économique incitent à reporter ou reconsidérer l’acquisition. Beaucoup de ménages préfèrent continuer à circuler avec leurs véhicules actuels ou privilégier des solutions d’usage moins lourdes pour le budget mensuel, ce qui explique une part importante de reports et de décisions prudentes.
La trajectoire de l’électrique n’est pas rejetée pour des raisons idéologiques mais parce que les contraintes pratiques restent fortes: coûts d’accès élevés, autonomie limitée et infrastructures de recharge inégales freinent la transition, même lorsque l’avantage d’usage pourrait se réaliser sur le long terme.
Pour les acheteurs potentiels, l’espoir repose sur des offres plus simples et des conditions d’accès plus claires; les aides publiques et le leasing ne suffisent pas encore à renverser le calcul du coût total pour les ménages les plus exposés.
L’électrique, horizon encore hésitant et ses contours dans l’avenir
Les chiffres de 2025 montrent que l’électrique ne représente qu’une part limitée du parc, avec 5,6 % de véhicules 100 % électrique et 12,2 % d’hybrides, contre 82 % de motorisations thermiques. Cette dynamique s’explique par le coût initial, l’autonomie et l’accès à une recharge suffisante sur le territoire, qui restent des verrous pour une adoption plus large.
Pour l’avenir, les acteurs publics et privés devront converger sur les prix, les offres et les infrastructures afin de transformer la prudence actuelle en une progression mesurée mais durable vers des motorisations plus propres, tout en protégeant le pouvoir d’achat des ménages.
En attendant, le récit du marché automobile en 2025 est surtout celui d’un équilibre fragile: les consommateurs évaluent les options au cas par cas, sachant que le coût total et la disponibilité des services conditionneront leurs décisions dans les mois à venir.