Une adolescente française de 15 ans a été séquestrée et torturée dans la nuit du 25 au 26 janvier, dans un logement d’Oullins-Pierre-Bénite, au sud de Lyon. Selon BFMTV et BFMT Lyon, plusieurs jeunes suspects ont été interpellés et placés en garde à vue. La victime, blessée et conduite à l’hôpital, présente des entailles et des brûlures et son téléphone a été confisqué, selon les premiers éléments de l’enquête. Les autorités s’attachent désormais à établir les faits et les responsabilités, alors que les versions sur le nombre exact de personnes impliquées et le rôle d’un éventuel majeur divergent entre les sources.
À Oullins-Pierre-Bénite: des mineurs en garde à vue après une séquestration et des sévices
Selon BFMTV et BFMT Lyon, la victime aurait été récupérée par l’ex-petit ami et conduite vers un appartement où les violences se seraient déroulées dans un sous-sol. Des actes décrits comme un déchaînement de violences et qui auraient été filmés selon une source policière. Le maire d’Oullins-Pierre-Bénite, Jérôme Moroge, a déclaré que « tous les protagonistes ont été arrêtés » selon BFMT Lyon. Les proches du dossier indiquent que quatre à cinq mineurs, âgés de 14 à 17 ans, auraient été interpellés; au moins l’un d’eux habiterait Oullins-Pierre-Bénite et un majeur de 19 ans aurait été arrêté dans le cadre de l’enquête.

La victime, qui vivait en foyer à Annecy, a été retrouvée dans une rue d’Oullins, enveloppée dans le choc. Les examens médicaux ont confirmé des entailles et des brûlures et l’état de santé n’était pas considéré comme engagé à l’arrivée des secours. Des vidéos des violences ont été saisies et examinées par les enquêteurs, selon BFMTV et des sources proches du dossier.
Progrès de l’enquête et suites judiciaires
Les autorités décrivent un dispositif judiciaire en évolution: selon certaines sources, quatre mineurs et un majeur seraient impliqués; selon d’autres dépêches, cinq mineurs et un majeur auraient été interpellés. Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a indiqué que les personnes interpellées seront présentées au magistrat instructeur dans le cadre d’une information judiciaire pour enlèvement et séquestration avec acte de torture ou de barbarie. Des vidéos saisies appuient les accusations et les mesures à venir pourraient inclure des placements ou contrôles judiciaires pour les mineurs.
Les autorités insistent sur le fait que les suspects ne semblent pas être classés comme des voyous, et que l’enquête recherche encore les détails du déroulement et de la chaîne des événements, notamment le rôle du ou des adultes impliqués et la provenance des violences. Le parquet des mineurs à Lyon continue d’instruire l’affaire et les audiences sont prévues dans les prochains jours, selon les sources judiciaires.