À Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), lors d’un marché, le candidat Rassemblement national à la mairie, Pascal Lesellier, a été enfariné. Il distribuait des tracts samedi matin avec son équipe de campagne lorsque des individus l’ont pris à partie. Pascal Lesellier et son équipe ont reçu de la farine, jetée au visage; ils se sont réfugiés à l’intérieur des halles avant d’être suivis et ont quitté les lieux sans porter plainte. « C’est la deuxième fois en deux semaines », témoigne le candidat, « mais cette fois ils sont allés plus loin ». Selon lui, il s’agit de « militants antifascistes avec qui il est impossible d’avoir une discussion ». Il regrette de devoir désormais éviter le centre-ville de Bayonne : « Pour la sécurité de mon équipe, nous allons devoir revoir notre stratégie électorale ».

Ces éléments interviennent dans une période de tensions autour des municipales et alimentent le débat sur la sécurité des équipes de campagne et sur la nature des échanges politiques. Le RN rappelle que ces actes sont « inacceptables dans une démocratie » et qu’il s’agit de « comportements antidémocratiques ».
Des antécédents nationaux et répercussions
Le récit rappelle des épisodes similaires ailleurs en France: en novembre à Vesoul, Jordan Bardella avait été enfariné lors d’un bain de foule. Le lycéen impliqué avait été relâché après près de 24 heures en garde à vue pour « violence sur personne chargée d’une mission de service public ». Le 9 janvier, lors d’une dédicace à Moissac, un œuf avait touché le président du RN et un homme avait été placé en garde à vue; une plainte avait été déposée au nom de Jordan Bardella et du RN, et l’agriculteur retraité de 74 ans a été condamné à six mois de prison avec sursis.

Ces épisodes s’inscrivent dans un contexte national de tensions autour des municipales et soulignent les enjeux de sécurité pour les équipes de campagne.