La fermeture de l’usine Bosch d’Yzeure, dans l’Allier, a été annoncée par le groupe et concerne 265 salariés. Le projet prévoit une fermeture de l’établissement d’ici fin 2026, avec des négociations sur le plan de sauvegarde de l’emploi qui devraient débuter en février et une cessation d’activité envisagée au cours du semestre suivant. Cette annonce s’inscrit dans un contexte de réorganisation industrielle et de ralentissement économique qui touche le secteur automobile et ses sous-traitants.
À Yzeure, fermeture confirmée et calendrier

Le calendrier prévisionnel prévoit l’ouverture des discussions sur le plan de sauvegarde de l’emploi dès février, une cessation d’activité en juin et les premiers licenciements en septembre, selon le responsable syndical. L’activité en France est décrite comme confrontée à une pression croissante due au ralentissement économique persistant et aux défis liés à la transformation technologique du secteur, selon la direction de Bosch France.
Cette usine, qui ne produit actuellement qu’un seul produit et emploie 265 personnes, devrait être fortement sous-utilisée très prochainement en raison de la faiblesse du marché, précise le communiqué. Bosch indique aussi travailler à « réduire ses surcapacités en développement et ingénierie, ce qui concerne une quarantaine de collaborateurs à Vénissieux (Rhône) ».
Après la fermeture d’Erasteel (280 postes) à Commentry, cette annonce s’inscrit dans « une dynamique dramatique de destruction de l’emploi industriel dans le département de l’Allier », souligne l’UD CGT de l’Allier. « Rien ne peut justifier qu’un groupe industriel de cette envergure sacrifie un site et un territoire », poursuit-elle, en appelant à « la responsabilité de l’État ».
Bosch, qui avait annoncé la suppression de 9 000 postes depuis 2024, avait déclaré en septembre vouloir supprimer 13 000 postes supplémentaires d’ici 2030 en Allemagne, où ses capacités sont sous-exploitées par rapport à la concurrence chinoise. Fin 2024, Bosch employait près de 418 000 personnes dans le monde, dont 5 500 pour Bosch France.
Réactions locales et contexte industriel
L’annonce est vécue comme un nouveau coup dur pour l’emploi industriel en Allier, où la région avait été marquée par d’autres fermetures comme Erasteel à Commentry. L’UD CGT de l’Allier rappelle que la région est en tension et appelle les autorités à agir pour accompagner les salariés.
À l’échelle nationale et européenne, le secteur des équipementiers enregistre des vagues de suppressions: Continental, ZF et Schaeffler ont aussi annoncé des milliers de postes en fluctuation au cours des derniers mois. Fin 2024, Bosch employait près de 418 000 personnes dans le monde, dont 5 500 en France, chiffre qui éclaire l’ampleur de ces restructurations.