En Espagne, une collision ferroviaire survenue dimanche dans le sud du pays a fait 45 morts et provoqué d’importants dégâts sur plusieurs trains. Les enquêteurs étudient notamment l’hypothèse d’une rupture d’un rail au niveau d’une soudure, telle que décrite dans un rapport préliminaire publié vendredi. Le document précise que cette piste constitue une hypothèse de travail et qu’aucune cause n’est écartée. Le gouvernement a écarté la piste d’un sabotage et la publication du rapport définitif n’est pas attendue avant plusieurs mois.
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Collision ferroviaire en Espagne: hypothèse d’une rupture de rail avant le déraillement
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Le drame s’est produit lorsque les trois dernières voitures d’un train de la compagnie italienne Iryo, allant de Málaga à Madrid, avaient déraillé et se déportaient vers la voie voisine quelques secondes avant l’arrivée en sens inverse d’un train de la Renfe. Le choc s’est produit à plus de 200 km/h.
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« L’hypothèse » des enquêteurs part de la présence d’« entailles » sur les roues situées du côté droit des voitures du train Iryo qui n’ont pas déraillé. « Ces entailles sur les roues et la déformation observée sur la voie sont compatibles avec le fait que la voie aurait été fracturée », écrit dans ce document la Commission d’Enquête sur les Accidents ferroviaires (CIAF), organisme officiel dépendant du ministère des Transports.
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« D’après les informations disponibles à ce stade, on peut formuler l’hypothèse que la rupture du rail s’est produite avant le passage du train Iryo accidenté et donc avant son déraillement », poursuivent les enquêteurs. Ils soulignent toutefois avec force (en capitales et en caractère gras) qu’il ne s’agit que d’une « hypothèse de travail » qui « devra(it) être corroborée par des calculs et des analyses détaillés ultérieurs ». « En ce qui concerne les causes de la rupture du rail, aucune hypothèse n’est écartée », affirment-ils. Les enquêteurs indiquent également que des encoches semblables ont été découvertes sur les roues de trois autres trains qui étaient passés au même endroit peu avant le drame.
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Évolution de l’enquête et position du gouvernement
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La cassure de la voie se serait produite au niveau « d’une soudure entre deux tronçons » de celle-ci, estiment-ils. L’hypothèse d’un acte de sabotage a été écartée dès le départ par le gouvernement.
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Le ministre des Transports, Óscar Puente, a affirmé qu’il s’agissait d’une « enquête complexe qui demande du temps » et d’un « examen exhaustif » de « l’infrastructure, du matériel roulant, des systèmes de sécurité et des conditions d’exploitation ».
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La publication du rapport définitif sur les causes de la tragédie n’est pas attendue avant plusieurs mois.