Dartmouth College a réussi à échapper aux sanctions imposées par l’administration Trump qui visent plusieurs universités prestigieuses aux États-Unis. Alors que six des huit universités de l’Ivy League font face à des menaces importantes sur leur financement, Dartmouth conserve ses ressources intactes, grâce notamment à la stratégie adoptée par sa présidente.
Un positionnement distinct au sein de l’Ivy League
Contrairement à la majorité des universités de l’Ivy League, Dartmouth College ne figure pas sur la liste des établissements ciblés par le gouvernement Trump. Cette différenciation est en grande partie attribuée à la présidente de Dartmouth, Sian Beilock, qui n’a pas signé la lettre collective de 600 dirigeants d’universités dénonçant l’ingérence de l’administration dans l’enseignement supérieur.
Au lieu de cela, Sian Beilock a adressé une lettre à sa communauté universitaire, appelant les établissements d’enseignement supérieur à s’améliorer continuellement afin de renforcer leur rôle de « phare fiable pour la connaissance et la vérité ». Elle a précisé que « la réflexion ne signifie pas capitulation », soulignant ainsi une approche nuancée face aux pressions politiques.
Les menaces qui pèsent sur les universités de l’Ivy League
Le contexte national est tendu pour les universités américaines, particulièrement celles de l’Ivy League, qui subissent des attaques sans précédent. Six d’entre elles sont menacées de perdre des milliards d’euros de financement en raison d’allégations liées à la gestion de l’antisémitisme sur leurs campus.
Harvard est l’un des établissements les plus impactés, avec des pertes potentielles dépassant les 2 milliards d’euros. Toutes ces universités, sauf Dartmouth, font l’objet d’enquêtes pour avoir, selon le gouvernement, toléré des actes antisémites. Cette situation représente une pression sans précédent sur le secteur académique américain.
Les mesures répressives de l’administration Trump
Au-delà des coupures de financement, l’administration Trump a menacé d’autres mesures drastiques contre les universités. Celles-ci incluent :
- La réduction des fonds alloués à la recherche universitaire,
- L’augmentation des taxes sur les dotations universitaires,
- La révision des critères d’accréditation des établissements,
- La possible révocation du statut d’exonération fiscale de certains établissements.
Ces décisions reflètent une volonté gouvernementale de remodeler l’enseignement supérieur américain, en ciblant particulièrement les grandes institutions prestigieuses.
Le rôle de Sian Beilock dans la stratégie de Dartmouth
Sian Beilock, la plus jeune présidente d’université dans l’Ivy League, est en poste depuis moins de deux ans. Sa position prudente et sa communication mesurée semblent avoir préservé Dartmouth des sanctions qui frappent ses homologues.
Son approche, qui privilégie la réflexion sans concession ni capitulation, a été perçue comme une manière de maintenir le dialogue ouvert avec l’administration tout en défendant les valeurs académiques fondamentales.

Activistes pro-palestiniens lors d’une veillée à Dartmouth College ce printemps. Crédit : Caleb Kenna pour The New York Times