Une contre-expertise stylométrique a été ordonnée à Dijon pour vérifier si la grand-tante du petit Grégory est bien le «corbeau» qui a revendiqué le crime. Le parquet général l’a confirmé, précisant que l’évaluation vise à vérifier des conclusions antérieures ayant conduit à la mise en examen de Jacqueline Jacob. Selon le parquet, cette nouvelle analyse a été confiée à deux sachants français et pourrait s’étendre sur plusieurs mois. Grégory Villemin, âgé de quatre ans à l’époque, est retrouvé noyé dans la Vologne le 16 octobre 1984, au cœur d’un dossier qui a traversé des décennies de procédures.
À Dijon, une contre-expertise stylométrique ordonnée pour vérifier l’implication de la grand-tante
Le président de la chambre de l’instruction de Dijon, en charge de cette enquête tentaculaire, a lancé une «contre-expertise stylométrique», a indiqué à l’AFP le procureur général à Dijon, Philippe Astruc, confirmant une information de l’Est républicain. Cette nouvelle analyse, prise à l’initiative du juge enquêteur en décembre 2025, a été confiée à deux sachants français désignés comme experts; le résultat n’interviendra sans doute que dans plusieurs mois, a précisé le procureur.
L’étude vise à vérifier de premières expertises qui avaient incriminé Jacqueline Jacob, la grand-tante du garçon retrouvé noyé à l’âge de quatre ans le 16 octobre 1984 dans la Vologne, une rivière des Vosges.
«Enlèvement et séquestration suivie de mort»
Mme Jacob, 81 ans, a été mise en examen en octobre pour «enlèvement et séquestration suivie de mort» mais ces poursuites avaient été annulées en mai 2018, pour un vice de forme, dans un énième couac de la laborieuse enquête. Selon l’arrêt du 18 juin 2025 ordonnant son interrogatoire, que l’AFP a pu consulter, les juges enquêteurs justifient la nouvelle mise en examen de Mme Jacob sur la base, notamment, de plusieurs expertises : graphologiques en 2017, puis stylométriques, en 2021 et 2023.
Ces analyses attribuent à Jacqueline Jacob trois courriers anonymes de 1983, dont celui du 4 mars qui menace directement les Villemin. «Je vous ferez votre peau» (sic), y était-il écrit.
La stylométrie estime que « cinq » corbeaux ont menacé les Villemin mais soutient de plus « très fortement l’hypothèse » que c’est Mme Jacob qui a écrit la lettre du 16 octobre 1984 revendiquant le crime. « J’espère que tu mourras de chagrin le chef (…) Voilà ma vengeance. Pauvre con », disait le courrier. Les avocats de Mme Jacob, tout comme la défense des époux Villemin, n’ont pas répondu aux sollicitations de l’AFP.

Éléments clés des procédures et des conclusions antérieures
Jacqueline Jacob, 81 ans, a été mise en examen en octobre pour association de malfaiteurs en vue de la préparation à l’enlèvement de Grégory. Elle avait déjà été mise en examen, en 2017, pour «enlèvement et séquestration suivie de mort» mais ces poursuites avaient été annulées en mai 2018, pour un vice de forme, dans un énième couac de la laborieuse enquête. Selon l’arrêt du 18 juin 2025 ordonnant son interrogatoire, les juges enquêteurs justifient la nouvelle mise en examen de Mme Jacob sur la base, notamment, de plusieurs expertises : graphologiques en 2017, puis stylométriques, en 2021 et 2023.
« Je vous ferez votre peau »
Ces analyses attribuent à Mme Jacob trois courriers anonymes de 1983, dont celui du 4 mars qui menace directement les Villemin. «Je vous ferez votre peau» (sic), y était-il écrit.
La stylométrie estime que « cinq » corbeaux ont menacé les Villemin mais soutient de plus « très fortement l’hypothèse » que c’est Mme Jacob qui a écrit la lettre du 16 octobre 1984 revendiquant le crime. « J’espère que tu mourras de chagrin le chef (…) Voilà ma vengeance. Pauvre con », disait le courrier. Les avocats de Mme Jacob, tout comme la défense des époux Villemin, n’ont pas répondu aux sollicitations de l’AFP.
