Un incendie meurtrier a frappé le bar Le Constellation à Crans-Montana, plongeant les enquêteurs dans des questions sur les mesures de sécurité et sur une porte de service au cœur des débats. Dans le cadre des auditions, les propriétaires Jacques et Jessica Moretti ont partagé leur version des faits, qui entre en conflit avec le récit du salarié. La porte de service aurait été fermée au moment du drame, piégeant vraisemblablement des clients et entraînant le décès de Cyane Panine. Le salarié nie ces allégations et affirme avoir déposé, mais les détails varient selon les sources, selon BFMTV.

À Crans-Montana, la porte close au cœur de l’enquête sur l’incendie
Selon les premiers éléments, la porte de service était fermée lorsque l’incendie s’est déclaré, piégeant vraisemblablement des clients. L’un des éléments marquants concerne la victime, Cyane Panine, retrouvée derrière la porte. Les propriétaires assurent que la consigne était de « ne jamais fermer » cette porte et soutiennent que le salarié aurait avoué l’avoir fermée.
Le salarié, Jérémie*, conteste ces affirmations. Dans sa déposition, il affirme qu’il n’a pas réussi à ouvrir la porte dix minutes avant l’incident et ajoute: « Je n’ai pas réussi à ouvrir la porte dix minutes avant l’incident. Je ne peux donc pas fermer une porte déjà fermée. Les caméras le confirment », a-t-il répondu. Le même jour, il précise qu’il n’a pas réussi à l’ouvrir, et qu’un autre serveur l’a ouverte pour faire sortir le client qui voulait téléphoner.
Selon les informations disponibles, Jérémie aurait aussi indiqué qu’il travaillait dans un autre établissement du couple Moretti et qu’il est venu au Constellation pour apporter des glaçons, ce qui alimente les questions sur le rôle exact du salarié dans les faits et sur les consignes données par les propriétaires.
Versions divergentes entre le salarié et les propriétaires
Selon des éléments consultés, Jeremie aurait indiqué dans une déposition du 2 janvier que « un client a demandé à sortir pour fumer ». Cette version, évoquée à BFMTV, tranche avec certains éléments avancés par les propriétaires et illustre les divergences autour de la chronologie et de la responsabilité du salarié lors de l’incident.
Les autorités poursuivent l’examen des témoignages et des enregistrements éventuels pour établir ce qui s’est réellement passé et déterminer les responsabilités exactes dans cet incendie qui a coûté une vie et laissé une enquête en cours.