Des aurores boréales ont été observées dans plusieurs régions françaises ces derniers jours, notamment en Côte-d’Or, en Bretagne et en Normandie. Des témoins et des photographes amateurs ont partagé des clichés saisissants du phénomène, qui survient pendant une période d’activité solaire élevée selon les services météorologiques. Selon MétéoNews, il s’agit de la tempête solaire la plus forte observée depuis plus de 20 ans, selon Space Weather Prediction Center (SWPC). Dans la Côte-d’Or, les observations auraient eu lieu lundi soir, et des images circulent aussi pour la Bretagne et la Normandie lors de la nuit qui a suivi. Des phénomènes similaires avaient été observés en Côte-d’Or en novembre, puis en mai et octobre 2024.
Observations en Côte-d’Or, Bretagne et Normandie
En Côte-d’Or, des internautes tels que Marie-Charlotte Rochette et Jérémy Moron ont partagé des photos des aurores boréales observées dans la soirée du lundi 19 janvier, selon MétéoNews qui relaie les observations d’une tempête solaire active selon SWPC.
Dans les Côtes-d’Armor, en Bretagne, les réseaux sociaux ont diffusé des images montrant le ciel illuminé lors de la nuit de lundi à mardi, et des avertissements évoqués par les autorités météorologiques américaines indiquent que la tempête pourrait provoquer des perturbations sur les réseaux électriques et les satellites.
En Normandie, des témoins décrivent un halo rose et violet, et les couleurs varient selon l’altitude et les gaz atmosphériques, d’après les rapports régionaux.

Explications et enjeux pour la sécurité spatiale
L’aurore boréale est provoquée par une éruption solaire: la matière projetée vers la Terre interagit avec le champ magnétique et produit des lumières colorées dans l’atmosphère. Les couleurs observées dépendent de l’altitude et des gaz présents, ce qui explique les teintes vertes, roses ou violacées observées ces dernières nuits selon les régions.
Selon les autorités météorologiques américaines, cette tempête solaire active pourrait aussi provoquer des perturbations sur les réseaux électriques et les satellites.
« Ça veut dire qu’elles se déroulent plus haut dans l’atmosphère que les aurores polaires vertes », expliquait en novembre, Simon Nicolas, responsable du planétarium Ludiver de la Hague, lorsque ce phénomène était attendu dans la région.
La météo spatiale n’atteint pas encore la précision des prévisions météorologiques classiques, mais les spécialistes indiquent que d’autres phénomènes similaires pourraient se produire lors des prochaines nuits.
