Des révélations sur les méthodes de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et des expulsions massives alimentent un débat brûlant aux États-Unis. Créée en 2003 après les attentats du 11-Septembre, l’agence est présentée comme police fédérale chargée de l’immigration et des douanes, avec un budget estimé à 8 milliards de dollars et environ 22 000 agents. Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, l’ICE a été associée à un objectif politique clair : expulser jusqu’à un million d’étrangers par an, selon les chiffres officiels. L’essentiel de ses opérations se déroule à l’intérieur des États-Unis, et non à la frontière. Selon les autorités, 605 000 expulsions ont été réalisées en 2025, tandis que 1,9 million de personnes ont quitté le pays sous la pression, par “auto-expulsion”. Dimanche, l’ancien président Barack Obama a parlé d’une “tragédie bouleversante” et appelé à un sursaut pour défendre les valeurs de son pays.

ICE: missions et chiffres clés
Selon les éléments présentés, l’ICE est née en 2003 après les attentats du 11-Septembre et est chargée de l’immigration et des douanes. Son mandat officiel comprend l’enquête sur les infractions liées à l’immigration et la lutte contre la criminalité transnationale. Depuis le retour de Donald Trump, l’agence est associée à un objectif politique : expulser jusqu’à un million d’étrangers par an.
L’ICE compte environ 22 000 agents et dispose d’un budget annuel estimé à 8 milliards de dollars. Elle s’organise autour de trois grandes branches : l’Office of Detention and Removal (ERO), chargé des arrestations et expulsions, Homeland Security Investigations (HSI), qui cible les réseaux criminels internationaux, et l’Office of the Chief Counsel, qui plaide les expulsions devant les tribunaux. Contrairement à une idée reçue, l’essentiel de ses opérations se déroule à l’intérieur des États-Unis, et non aux frontières.
Depuis janvier 2025, l’agence mène des opérations massives dans de nombreuses grandes villes. Un mémorandum signé par l’administration Trump autorise désormais ses agents à pénétrer dans des domiciles sans mandat judiciaire, ce qui constitue une rupture majeure avec les pratiques précédentes. Selon les chiffres officiels, 605 000 expulsions ont été réalisées en 2025, tandis que 1,9 million de personnes ont quitté le pays sous la pression, par “auto-expulsion”.
Minneapolis: décès et questions de légitime défense
Que s’est-il passé à Minneapolis en janvier ? La mort de Renee Nicole Good, citoyenne américaine de 37 ans, a été abattue le 7 janvier à Minneapolis par un agent de l’ICE lors d’une intervention, provoquant une onde de choc nationale. L’administration américaine a rapidement évoqué la légitime défense, avant même la fin de l’enquête, un point dénoncé par des élus locaux et des ONG.
Quelques semaines plus tard, ce samedi, un autre homme a été tué lors d’une opération similaire. Il s’agit d’Alex Pretti, un infirmier de 37 ans. La police américaine a évoqué la légitime défense, sauf que des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent l’extrême brutalité des agents, qui ont tiré au moins dix coups de feu sur l’homme qui semble inoffensif.
ICE: symbole politique et réactions
Au-delà de l’immigration, l’ICE incarne une transformation plus large de la police fédérale : militarisation accrue, pouvoirs élargis, supervision réduite. Des journalistes et chercheurs soulignent également le rôle croissant des prisons privées, qui bénéficient directement de l’augmentation des détentions. Face à cela, une contestation citoyenne s’organise : manifestations, réseaux de surveillance des arrestations, actions non violentes.
Pour ses détracteurs, l’agence n’est plus seulement une agence administrative, mais un outil central de la stratégie politique sécuritaire de l’administration Trump. Dimanche, l’ancien président Barack Obama a parlé d’une “tragédie bouleversante” et appelé à un sursaut pour défendre les valeurs de son pays.