John Textor a été révoqué avec effet immédiat de son poste de directeur d’Eagle Football Holding Bidco, la holding propriétaire de l’Olympique lyonnais, selon des sources proches du dossier rapportées par l’AFP. L’annonce intervient après des années de gestion controversée et dans un contexte où le contrôle du club lyonnais est déjà passé à Ares, avec Michele Kang comme nouvelle dirigeante. Cette évolution implique aussi les clubs du groupe Eagle, notamment Botafogo et Molenbeek, et pourrait remodeler les équilibres financiers autour de Lyon. Dans le cadre des échanges, Textor avait perdu en juin 2025 le contrôle opérationnel du club au profit d’Ares, le fonds qui lui a prêté 425 millions d’euros lors du rachat de l’Olympique lyonnais fin 2022.
À Lyon, Textor est révoqué et Michele Kang prend les rênes
Mercredi, Eagle Football Group (ex-OL Groupe), désormais sous la direction de Michele Kang nommée par Ares le 30 juin, a tenu son assemblée générale des actionnaires. En marge de cette AG, John Textor a tenté de reprendre le contrôle en révoquant deux administrateurs indépendants, Stephen Welsh et Hemen Tseayo, à la suite du vote pour l’Assemblée générale. La manœuvre visait à écarter Michele Kang et Michael Gerlinger, le directeur général de l’OL, de la direction du club. Toutefois, le conseil d’administration de la Holding et Ares ont jugé ces révocations non valables et ont décidé de révoquer Textor de son poste d’administrateur avec effet immédiat. Welsh et Tseayo ont été confirmés dans leurs prérogatives chez Eagle Football Holding Bidco et Ares. Outre l’Olympique lyonnais, Eagle Football Holding Bidco chapeaute également Botafogo (Brésil) et Molenbeek (Belgique).

Contexte financier et rôle d’Ares et Michele Kang
Cette valse des responsabilités intervient après que Textor avait perdu le contrôle opérationnel du club en juin 2025 au profit d’Ares, le fonds qui a prêté 425 millions d’euros lors du rachat de l’Olympique lyonnais fin 2022. Michele Kang a été nommée par Ares le 30 juin et dirige désormais le collectif Eagle Football Group, qui chapeaute également Botafogo (Brésil) et Molenbeek (Belgique). Dans ce contexte, le club est soumis à la surveillance de la DNCG, le gendarme financier du football français, qui avait sauvé Lyon d’une rétrogradation l’été précédent. Les décisions prises mercredi balisent un basculement structurel pour le groupe et pour la gouvernance du club.