La législative partielle dans la 1re circonscription du Loiret se tient ce dimanche 18 janvier, puis le 25 janvier pour le second tour, avec plus de 78 000 électeurs appelés aux urnes. L’élection survient après la nomination de Stéphanie Rist au poste de ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées le 12 octobre 2025, laissant vacante la circonscription. Cinq candidats figurent au tableau: Stéphanie Rist (Renaissance), Ghislaine Kounowski (Parti socialiste-NFP), Tiffanie Rabault (Rassemblement national), Nicole Maurice (Reconquête) et Houari Belgherbi (Nouveau Front populaire, anciennement La France insoumise). L’absence d’un candidatLes Républicains est présentée comme un atout pour la ministre sortante. Quatre des cinq postulants avaient déjà des ambitions pour la députation en 2024; le premier tour avait vu Rist en tête puis Kounowski et Rabault, selon les premiers résultats.

Stéphanie Rist, ministre et candidate, face à l’épreuve du Loiret
Stéphanie Rist voit sa candidature mêler ambition locale et fonction ministérielle. « C’est bien pour le territoire d’avoir une ministre de la Santé et une maire de proximité en tant que députée », affirme la ministre. Les adversaires estiment que le scrutin pourrait limiter sa volonté de cumuler les fonctions, et l’absence d’un candidat Les Républicains est présentée comme un atout pour elle.
Sa suppléante, Marie-Philippe Lubet (Horizons), serait appelée à siéger à l’Assemblée en cas de victoire. Certains opposants dénoncent le principe même de la candidature et citent le reproche d’incohérence. « Elle se représente en disant ‘Élisez-moi à nouveau, mais je ne serai pas députée ; je vais rester ministre de la Santé’, et c’est sa suppléante, Marie-Philippe Lubet, qui prendra sa place ? C’est inconséquent, inacceptable, insincère », lâche Ghislaine Kounowski.
Des enjeux et une participation faible
Pour qu’un candidat puisse se maintenir au second tour, il doit obtenir au moins 12,5 % du nombre des électeurs inscrits. Le taux de participation à une législative partielle ne dépasse rarement les 20 %. Si cela se confirmait, deux candidats seulement devraient accéder au second tour. Et si le Rassemblement national était en situation de l’emporter ? Stéphanie Rist n’imagine pas ce scénario ; Ghislaine Kounowski répète qu’elle ferait à nouveau barrage à l’extrême droite, et appellerait à soutenir Stéphanie Rist…
Les communes concernées
- Baule
- Beaugency
- Cléry-Saint-André
- Cravant
- Dry
- Jouy-le-Potier
- Lailly-en-Val
- Mareau-aux-Prés
- Messas
- Mézières-les-Cléry
- Olivet
- Orléans (Saint-Marceau et La Source)
- Saint-Cyr-en-Val
- Saint-Denis-en-Val
- Saint-Hilaire-Saint-Mesmin
- Saint-Jean-le-Blanc
- Saint-Pryvé-Saint-Mesmin
- Tavers
- Villorceau
Le verdict final des électeurs pourrait influencer le paysage politique local et national dans les mois qui viennent. La participation et le positionnement des candidats seront scrutés par les observateurs et les partis, qui suivent de près l’évolution de ce territoire et le lien entre le pouvoir en place et les attentes des électeurs.