À Lyon, l’Épicerie des Halles de la Martinière, coopérative en Scop, est engagée dans une procédure de liquidation judiciaire et une audience au tribunal de commerce est prévue le 20 janvier, selon Rue89Lyon et d’autres médias. Installée dans le premier marché couvert lyonnais, elle avait ouvert en 2017 et se spécialisait dans les produits bios et locaux. Le chiffre d’affaires a chuté, passant de 850 000 € en 2024 à 570 000 € en 2025, et les loyers et charges élevés sont cités comme des freins. Le bail emphytéotique de 40 ans passé avec la Ville de Lyon via la foncière Etic est un élément de tension, et les soutiens publics à l’économie sociale et solidaire restent partiels face à l’ampleur des difficultés. La Métropole finance le Grap, qui soutient les Scop, mais les perspectives restent incertaines et l’issue semble défavorable.

À Lyon: chiffres clés et enjeux de la liquidation
Selon Rue89Lyon, l’audience est fixée au 20 janvier et pourrait marquer la fin d’une aventure née d’un appel à projets du Grap. Le magasin, ouvert en 2017 sous forme de Scop, a vu son activité diminuer, et le chiffre d’affaires est passé de 850 000 € en 2024 à 570 000 € en 2025. Le bail emphytéotique de 40 ans passé avec la Ville de Lyon via la foncière Etic est cité comme un facteur de coût important, tandis que la Métropole soutient l’économie sociale et solidaire mais que les signaux restent ambigus quant à une reprise. Des habitants et des salariées évoquent l’impact local de cette liquidation. « C’est l’endroit où on va faire nos courses habituellement. La fermeture, c’est dommage. », a déclaré une habituée.
Les enjeux historiques et structurels de ce site éclairent aussi le contexte. Le Grap est un partenaire clé du quartier et le lieu s’inscrit dans une histoire qui voit les Halles de la Martinière devenir un lieu de production et de distribution locale. Le bâtiment, construit en 1836, a traversé des périodes de déclin et de réaménagement; en 2017, l’épicerie solidaire a pris place sous forme de Scop pour privilégier la gouvernance participative et les circuits courts. En parallèle, le bail de 2016 entre la Ville de Lyon et Etic a alimenté les débats sur l’encadrement des loyers commerciaux, un sujet parfois évoqué par la Métropole, notamment après la perte de la poissonnerie locale en 2022.
« On n’a pas suffisamment d’aide et de visibilité pour pouvoir continuer. Mais on est touché du soutien qu’on a reçu », a déclaré l’une des gérantes, soulignant le dilemme actuel entre coût du bail et viabilité économique. D’autres habitants restent attachés à ce lieu singulier et regrettent la fermeture annoncée, qu’ils perçoivent comme symbole d’un quartier en transition.