Mitry-Mory est touchée par le décès de Camélia, une lycéenne de 17 ans, survenu le 13 janvier. Des hommages affluent sur le site du lycée Balzac et autour de la ville. À la demande de la famille, la commune organise une marche blanche ce dimanche 25 janvier à 10 heures, départ gare, afin de permettre aux élèves et aux parents de se recueillir et d’appeler à lutter contre le harcèlement scolaire.
À Mitry-Mory, une marche blanche en hommage à Camélia et contre le harcèlement scolaire
Selon les informations communiquées par la justice, deux enquêtes ont été ouvertes: une première pour déterminer les causes de la mort et une seconde pour « harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider », a indiqué le procureur de la République de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, le mercredi 21 janvier. L’Académie de Créteil a expliqué à BFMTV que Camélia évoquait des faits de harcèlement avec son proviseur avant les vacances de Noël 2025; « À la rentrée de janvier, la situation ne s’est pas améliorée », a ajouté le procureur dans son communiqué.
Selon la famille, ces faits auraient poussé Camélia à se donner la mort, et elle a déposé plainte contre le proviseur et les harceleurs présumés. Le proviseur du lycée Balzac de Mitry-Mory s’est mis en retrait de ses fonctions, le temps de l’enquête.
Le 3018, numéro dédié aux jeunes victimes et témoins de harcèlement et de violences numériques, est à disposition gratuitement 7 jours sur 7, de 9 heures à 23 heures.

Réactions et contexte: ce que disent les autorités et les proches
La marche et les débats surviennent dans un contexte de prise de conscience du harcèlement scolaire. Selon les sources officielles, deux enquêtes sont ouvertes: l’une pour les causes de la mort et l’autre pour « harcèlement ayant conduit la victime à se suicider ». L’enquête se poursuit dans un climat de soutien des familles et des institutions, appelant à la vigilance et à l’écoute des jeunes.

Le récit des proches et les explications de l’académie et des autorités alimentent l’inquiétude sur le harcèlement scolaire et les réseaux sociaux, mais les détails des faits ne sont pas tous encore déterminés. Le 3018 reste le numéro d’aide pour les jeunes victimes et témoins, disponible 7 jours sur 7 de 9 h à 23 h.