La commune de Saint-Sébastien-sur-Loire (Loire-Atlantique) retire les plaques inaugurales mentionnant Joël Guerriau, après que l’ancien maire a été déclaré coupable d’avoir drogué la députée Sandrine Josso pour la violer. « Une action symbolique. » Cette décision, présentée par la municipalité comme nécessaire, s’inscrit dans son engagement « constant et sans ambiguïté » dans la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et rappelle que Joël Guerriau a dirigé la commune de 1995 à 2017. Sandrine Josso a pour sa part exprimé son « immense soulagement » de voir sa qualité de victime reconnue sur toute la ligne par la juridiction, qui a prononcé une sanction pénale alignée sur les faits.
À Saint-Sébastien-sur-Loire, le retrait des plaques mentionnant Joël Guerriau
La municipalité explique que le retrait des plaques est motivé par l’exemplarité attendue des responsables publics et par le fait que les faits reprochés sont « suffisamment graves et étayés pour être amenés à notre échelle une action même symbolique ». Le texte rappelle que Joël Guerriau a été maire de la commune de 1995 à 2017 et que la décision s’inscrit dans le cadre d’un engagement public contre les violences faites aux femmes, qui compte « plus de 28 000 habitants ».

« Cet hommage suppose un comportement exemplaire et irréprochable en contradiction avec les faits reprochés et condamnés par le tribunal compétent », déclare la municipalité, dans un communiqué de presse publié sur son site. « Face à des faits incompatibles avec l’exemplarité attendue d’un responsable public, la ville considère que les faits reprochés sont suffisamment graves et étayés pour être amenés à notre échelle une action même symbolique », ajoute la commune, qui compte plus de 28 000 habitants.
Quatre ans de prison, dont 18 mois ferme — le tribunal a condamné ce mardi l’ex-sénateur Joël Guerriau pour avoir lourdement drogué en 2023 la députée Sandrine Josso afin de la violer. L’intention sexuelle du prévenu « se déduit » notamment des « conditions intimistes de la soirée », des « déclarations constantes de la victime » et de « l’insistance » du sénateur à la faire boire du champagne contenant de la MDMA diluée, avait indiqué le président Thierry Donard. Le mandat de dépôt à effet différé, mais sans exécution provisoire, sera suspendu par l’appel du sénateur.
Devant les caméras, Sandrine Josso a exprimé son « immense soulagement » de voir sa qualité de victime reconnue sur toute la ligne par la juridiction, ce qui est perçu comme un pas important dans le cadre des violences sexuelles dans la région.