Selon la Direction générale des étrangers en France (DGEF), mardi 27 janvier, la France a délivré 384 230 premiers titres de séjour en 2025, en hausse de 11,2% par rapport à 2024. Ce chiffre s’accompagne d’une baisse des régularisations et d’une hausse des éloignements, selon le ministère de l’Intérieur. Le motif étudiant demeure le plus fréquent, représentant environ un tiers des titres, suivi des motifs humanitaires et familiaux. Les chiffres dessinent une image contrastée de l’immigration, entre flux entrants et contrôles renforcés.
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Titres de séjour en hausse portée par les étudiants et les autres motifs
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La France a délivré 384 230 premiers titres de séjour l’an dernier, en hausse de 11,2% sur un an. Les titres étudiants restent les premiers motifs de délivrance, avec 118 000 titres, suivis des motifs humanitaires (92 600, +65%) et des motifs économiques (51 190, en recul de 13%). «La baisse concerne les salariés (-11%) et le motif saisonnier (près de -30%)», a expliqué M. Mordant, responsable du département statistique de la DGEF. Le nombre d’interpellations d’étrangers en situation irrégulière a progressé de 30% l’an dernier, et les éloignements ont augmenté de 15,7% pour atteindre 24 985; les éloignements forcés se montent à 15 569. Du côté des demandes d’asile, 151 665 demandes ont été enregistrées, en baisse de 3,7%. Enfin, 62 235 personnes ont acquis la nationalité française (-6,8% après une année « assez élevée »).
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Des évolutions contrastées et des pays d’origine des demandeurs
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Les premiers pays de demandes en France ont été l’Ukraine, la RDC et l’Afghanistan (tous trois autour de 11 500 demandes), suivis d’Haïti, du Soudan et de la Guinée. Le taux d’accord a atteint 52% l’an denier. « Plus d’une demande sur deux s’est vu attribuer l’asile », ce qui marque une très forte hausse sur un an : « on était plutôt autour de 40% il y a cinq ou six ans », a rappelé M. Mordant.