Les débuts prometteurs d’Alex Portal
Une médaille dès le premier jour de compétition ! Alex Portal, 22 ans, a remporté ce jeudi 29 août la médaille d’argent au 100m papillon. Dès le lendemain, il a terminé 2e aux qualifications du 100m dos. Encore d’autres épreuves l’attendent : les qualifications au 400m nage libre ce samedi, et au 200m 4 nages le 3 septembre.
Une histoire de famille dans les bassins
Alex Portal commence la natation à 5 ans avec des valides à Saint-Germain-en-Laye. Ce n’est qu’à 12 ans qu’il découvre le handisport. Après plusieurs années d’entraînement, il fait ses débuts en para-natation à 14 ans. En 2020, il participe à ses premiers Jeux Paralympiques à Tokyo, où il remporte deux médailles : une d’argent et une de bronze. L’été dernier, il rafle trois titres de champion du monde.
Son petit frère, Kylian, 17 ans, a également brillé à ces championnats en remportant une médaille de bronze. Ils ont même partagé le podium du 400m nage libre. Les deux frères, complices, s’entraînent ensemble depuis deux ans pour se préparer aux Jeux Paralympiques de Paris, qui seront les premiers pour Kylian.
Un défi partagé
Alex et Kylian Portal partagent non seulement les bassins, mais aussi un handicap. En effet, tous deux sont nés avec une maladie génétique, l’albinisme oculaire, qui les a rendus malvoyants. Ils ont une vision limitée à un mètre et ne distinguent pas en trois dimensions. Malgré ce handicap visuel, ils ont su s’adapter à la natation.
Alex Portal explique que « l’angoisse au début était de se cogner au mur » ; il a rapidement appris à se repérer grâce à la voix de son entraîneur et au comptage des coups de bras. Avec une concentration extrême, il a développé une intuition qui lui permet aujourd’hui de nager sans relâche.
Humour et performance
Malgré les défis, Alex garde une attitude positive. Il raconte avec humour qu’en équipe de France, on l’appelle « le bigleux », une façon plaisante de désamorcer les inquiétudes liées à son handicap. Ces deux frères, unis par leur passion pour la natation, marqueront à coup sûr l’histoire de la para-natation lors des prochaines compétitions.