Depuis le 14 mars 2025, un nouveau mode de calcul du Nutri-Score est entré en vigueur, modifiant le score de nombreux produits et permettant d’indiquer les emballages concernés par le nouveau calcul avec un logo « Nouveau calcul ». Santé Publique France accompagne ce changement avec le slogan « Encore plus juste. Encore plus utile ». L’objectif est d’aider les consommateurs à mieux comparer les aliments et à faire des choix plus éclairés. Les acteurs de l’agroalimentaire disposent de deux ans pour mettre à jour leurs emballages afin d’afficher le nouveau Nutri-Score.
Évolution du Nutri-Score et mode de calcul
Le nouveau mode de calcul a été conçu pour rendre l’indicateur plus fiable et utile au quotidien. Le logo « Nouveau calcul » signale les produits qui intègrent cette évolution et permettent une comparaison plus précise. Selon Santé Publique France, entre 30 et 40 % des produits verront leur score ajusté, à la hausse ou à la baisse, en fonction de leurs caractéristiques nutritionnelles. Les huiles riches en acides gras insaturés (huile d’olive, de colza, de noix, etc.) et les féculents complets bénéficient d’un meilleur positionnement que leurs équivalents raffinés. En revanche, les produits trop salés et trop sucrés seront plus sévèrement notés, et les boissons posent des règles spécifiques avec l’eau notée A et les boissons édulcorées passant de B à C ou E selon leur composition.
Changements concrets pour les consommateurs
Pour les consommateurs, l’évolution du Nutri-Score peut influencer fortement les choix lors des courses. Certaines céréales et produits sucrés pourraient passer d’un niveau favorable à un niveau moins bon, tandis que des aliments riches en oméga-3 pourraient obtenir une meilleure évaluation. Les aliments riches en gras insaturés et les produits issus de grains entiers seront généralement mieux notés que leurs variantes raffinées. De plus, la révision des scores incite à privilégier des options moins salées et moins sucrées au quotidien.
- Les huiles riches en acides gras insaturés peuvent voir leur note s’améliorer selon leur profil nutritionnel global.
- Les féculents complets seront mieux notés que les versions raffinées, renforçant l’intérêt des produits à base de grains entiers.
- Les produits trop salés ou trop sucrés subiront une notation plus stricte.
- Pour les boissons, l’eau demeure la référence A, tandis que les boissons édulcorées peuvent évoluer vers des catégories C à E selon leur composition.
Campagne d’information et outils pédagogiques
Pour que chacun comprenne ces évolutions, une campagne d’information est lancée autour de deux volets complémentaires. Le premier volet accentue la notoriété du Nutri-Score et rappelle l’utilité du calcul ajusté, notamment via une présence accrue à la télévision. Le second volet est pédagogique et vise à présenter les bénéfices de l’évolution tout en répondant aux questions les plus fréquentes. Plusieurs outils accompagnent ce dispositif : spots radio, vidéos diffusées sur internet, vidéos en partenariat avec des vulgarisateurs, flyers, brochures actualisées et bannières web. Toutes ces ressources mèneront vers une page dédiée au Nutri-Score sur le site consacré à l’alimentation et à la santé. Santé Publique France rappelle que la nutrition constitue un déterminant de santé majeur et que le lien avec certaines maladies chroniques lourdes est avéré. Plus de 70 % des adultes ne consomment pas suffisamment de fruits et légumes et plus de 80 % adoptent une alimentation trop salée.
Adoption par les industriels et cadre général
Il convient de rappeler que l’adoption du Nutri-Score par les industriels de l’agroalimentaire n’est pas obligatoire; elle repose sur une démarche volontaire. Cette approche insiste sur l’importance de la transparence et de l’information nutritionnelle pour aider les consommateurs à faire des choix plus sains. Le nouveau système vise à améliorer la lisibilité des étiquettes et à encourager des reformulations qui privilégient une meilleure qualité nutritionnelle globale. En parallèle, les autorités saluent la responsabilisation des acteurs du secteur et soulignent que ce dispositif s’inscrit dans une démarche de prévention des maladies liées à l’alimentation.