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International : Choc après l’arrestation de Maduro au Venezuela

par Lea
France

Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, une opération menée par les États‑Unis a conduit à l’interpellation du président vénézuélien Nicolas Maduro. Présentée par Washington comme un aboutissement stratégique, elle a été dénoncée par Caracas comme une agression impérialiste. Cette intervention, inédite dans ce contexte, a déclenché une onde de choc sur le plan diplomatique et logistique, dont les répercussions se sont fait sentir dans la région et jusqu’aux territoires français de la Caraïbe.

Peu après 2 heures du matin, des explosions importantes ont été entendues dans plusieurs quartiers de Caracas. Des frappes ont touché des sites clés, notamment Fuerte Tiuna, le grand complexe militaire, ainsi que l’aéroport et le port de la capitale. Des hélicoptères ont survolé la ville et des coupures d’électricité ont affecté certains quartiers.

Vue générale de Caracas après l’intervention
Vue générale après l’intervention initiale

Quelques heures plus tard, le président américain Donald Trump a annoncé l’interpellation de Maduro et de son épouse, affirmant que l’opération s’était déroulée sans pertes humaines côté américain. Maduro, poursuivi pour narcoterrorisme, a été transféré sur le sol américain sous escorte militaire.

Caracas a dénoncé une très grave agression militaire et a mobilisé ses forces armées, sans communiquer de bilan. Des rassemblements de partisans du pouvoir se sont tenus près du palais présidentiel, tandis que l’opposition appelait à une prise de pouvoir immédiate.

Les répercussions ne se sont pas limitées au Venezuela. La fermeture temporaire d’espaces aériens et le renforcement des mesures de sécurité dans la zone caraïbe ont entraîné des perturbations du trafic aérien. Plusieurs vols à destination ou en provenance des Antilles françaises et de la Guyane ont été retardés ou déroutés, affectant notamment les liaisons avec Fort-de-France, Pointe‑à‑Pitre et Cayenne. Aucune menace directe n’a toutefois été signalée dans les territoires français, où les autorités suivent l’évolution de la situation.

Perturbations aériennes dans les Caraïbes
Perturbations aériennes dans les Caraïbes

Sur la scène internationale, les réactions ont été rapides et contrastées. Plusieurs pays d’Amérique latine ont dénoncé une atteinte à la souveraineté vénézuélienne, tandis que la Russie et l’Iran ont condamné une intervention jugée illégale. Le secrétaire général de l’ONU s’est dit préoccupé par le respect du droit international, évoquant un précédent potentiellement dangereux.

En France, le président Emmanuel Macron a salué la fin de ce qu’il a qualifié de dictature Maduro, estimant que le peuple vénézuélien pouvait se réjouir de la chute d’un régime accusé d’avoir confisqué les libertés fondamentales. Il a appelé à une transition pacifique et démocratique, souhaitant que l’opposant Edmundo González Urrutia, élu en 2024 selon l’opposition, puisse assurer la conduite du processus.

Cette position tranche avec celle exprimée quelques heures plus tôt par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui avait rappelé que l’opération contrevenait au principe de non-recours à la force inscrit dans le droit international. Ces déclarations ont suscité des critiques à gauche, dénonçant une validation implicite d’une intervention militaire étrangère.

Face à ces évolutions, les regards restent tournés vers Caracas et les capitales régionales, tandis que les responsables appellent au dialogue et à la retenue pour éviter une escalade.

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