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Image d’Israël au plus bas depuis 1948, alerte d’un écrivain

par Sara
Israël, Palestine, États-Unis, Royaume-Uni

L’activiste et écrivain Hen Mazig alerte que l’image d’Israël à l’échelle internationale est «au pire» depuis la création de l’État en 1948. Il met en garde contre une méconnaissance, au sein des institutions officielles israéliennes, de l’ampleur de la dégradation de cette image.

Une réputation ébranlée par des voix influentes

Selon Mazig, plusieurs facteurs expliquent cette chute de popularité. Parmi eux figurent l’activisme de personnalités américaines à forte audience, comme Candace Owens, ainsi que des journalistes conservateurs ayant élargi leur champ d’influence à l’international.

Récemment, une interview a suscité une vive polémique après que l’ambassadeur américain en Israël a évoqué, en s’appuyant sur des interprétations religieuses diffusées au sein du courant national‑chrétien, l’idée qu’il serait «acceptable» qu’Israël contrôle l’ensemble de certains territoires. Pour Mazig, ce type de déclarations alimente la perception d’un soutien idéologique inconditionnel et nuit à l’image du pays.

Les retombées des événements du 7 octobre

Mazig, fondateur d’un institut de Tel‑Aviv consacré à la lutte contre l’antisémitisme, estime que les attaques et les réactions du 7 octobre 2023 ont nourri une vague d’hostilité à l’égard des Juifs à l’échelle mondiale sans précédent.

Il souligne que l’impact sur les communautés juives de la diaspora a été massif, modifiant durablement les perceptions et les discours publics autour du conflit israélo‑palestinien.

Un activisme de longue date et une présence médiatique

Depuis plus d’une décennie, Mazig mène des campagnes publiques contre la délégitimation d’Israël, tant sur les réseaux sociaux que dans des débats télévisés internationaux. Installé à Londres, il suit de près l’évolution de l’opinion dans les capitales occidentales.

Il observe notamment, en Grande‑Bretagne, l’émergence de voix plus hostiles au sein même du parti conservateur, ce qui, selon lui, traduit une banalisation de certains discours difficilement réversible sans réaction politique et diplomatique.

Guerre à Gaza et bilan humanitaire

Les événements qui ont suivi les attaques du 7 octobre ont débouché sur une offensive majeure contre la bande de Gaza, qualifiée par certains de «guerre d’extermination» et qui aurait bénéficié d’un soutien américain selon les détracteurs d’Israël. Des bilans évoqués dans le débat public font état de plus de 72 000 morts et de quelque 171 000 blessés palestiniens au cours de ce conflit de deux ans.

Malgré l’entrée en vigueur d’un cessez‑le‑feu en octobre 2025, Mazig déplore que les conditions de vie à Gaza n’aient guère progressé, accusant les autorités israéliennes de ne pas avoir honoré certaines obligations sécuritaires et humanitaires prévues dans l’accord.

Pour Hen Mazig, la combinaison de ces éléments — déclarations controversées, activisme international et conséquences dramatiques du conflit — exige une prise de conscience urgente. À ses yeux, restaurer l’image d’Israël sur la scène mondiale passe par une réponse politique claire et par une stratégie diplomatique capable d’adresser à la fois les perceptions publiques et les préoccupations humanitaires.

source:https://www.aljazeera.net/politics/2026/2/27/%d9%83%d8%a7%d8%aa%d8%a8-%d8%a5%d8%b3%d8%b1%d8%a7%d8%a6%d9%8a%d9%84%d9%8a-%d8%b5%d9%88%d8%b1%d8%a9-%d8%a5%d8%b3%d8%b1%d8%a7%d8%a6%d9%8a%d9%84-%d8%af%d9%88%d9%84%d9%8a%d8%a7-%d9%81%d9%8a

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