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Un appel téléphonique entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou, le 23 février, aurait précipité la décision de frapper Téhéran et conduit à la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, selon un rapport publié par Axios. Cet échange, qualifié par plusieurs sources de point de bascule, a relancé une opération que Washington envisageait mais n’avait pas encore programmée.
L’appel décisif
Au cours de la conversation depuis la salle de crise de la Maison Blanche, Netanyahou aurait transmis une information de nature opérationnelle : Khamenei et plusieurs de ses plus proches conseillers devaient se retrouver simultanément en un même lieu, à Téhéran, le samedi matin suivant.
Selon les mêmes sources, le Premier ministre israélien a souligné qu’une seule frappe aérienne pourrait suffire à éliminer ces cadres. Cette perspective a changé la donne et a rendu la fenêtre d’opportunité difficile à ignorer, tant pour Jérusalem que pour Washington.
Vérifications et accélération des préparatifs
Après l’appel, le président américain a demandé à la Central Intelligence Agency de vérifier l’exactitude du renseignement fourni par Israël. Les vérifications américaines se sont accélérées tout en préparant militairement une opération d’ampleur.
Pour éviter de compromettre l’effet de surprise, Trump a même choisi de ne pas évoquer la question iranienne dans son discours sur l’état de l’Union le lendemain, afin de ne pas alerter Téhéran.
Le basculement politique et diplomatique
Parallèlement aux développements sur le terrain, des discussions diplomatiques se poursuivaient. Deux envoyés américains, Jared Kushner et Steve Witkoff, menaient des pourparlers à Genève avec des responsables iraniens.
Les comptes rendus transmis à la Maison Blanche après ces entretiens ont indiqué que les Iraniens n’étaient pas prêts à accepter l’accord proposé par Washington. Confronté à l’échec apparent de la voie diplomatique et rassuré par les éléments de renseignement, le président américain aurait alors validé l’option militaire.
Chronologie rapide des décisions
- 23 février : appel déterminant entre Trump et Netanyahou.
- Vérifications du renseignement par la CIA et accélération des préparatifs militaires.
- Vendredi, 15h38 (heure de la côte Est) : ordre final de frapper donné par le président américain.
- Environ 11 heures plus tard : frappes sur Téhéran et mort d’Ali Khamenei.
Coordination intensive entre Washington et Jérusalem
Le rapport souligne un niveau élevé de coordination entre les deux capitales : rencontres bilatérales, multiples appels téléphoniques — près d’une quinzaine — au cours des deux mois précédant l’opération, selon des responsables israéliens et américains.
Alors que certains observateurs ont imputé à Israël un rôle moteur dans l’accélération du calendrier, des responsables israéliens à Washington ont nié avoir fait pression pour hâter l’attaque. De son côté, le sénateur Marco Rubio a soutenu que l’action militaire était inéluctable et que la question se limitait au calendrier.
Réactions officielles
La Maison-Blanche n’a pas formellement réfuté les éléments du rapport, se bornant à renvoyer aux déclarations publiques des responsables concernés. Le débat sur la responsabilité du déclenchement et sur l’ampleur de l’influence israélienne sur la décision américaine reste ainsi ouvert.