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Les frappes israéliennes ont repris vendredi matin sur la banlieue sud de Beyrouth et sur des secteurs du sud et de l’est du Liban, tandis que le Hezbollah a intensifié ses ripostes et ordonné l’évacuation de localités israéliennes situées dans un rayon de cinq kilomètres de la frontière. L’organisation a annoncé des tirs visant des concentrations d’engins militaires israéliens et a lancé un avertissement pressant aux civils. Ces nouvelles frappes s’inscrivent dans une escalade qui a provoqué d’importants déplacements de population et des perturbations des transports aériens.
Détails des frappes et zones visées
Les bombardements aériens et les tirs d’artillerie ont notamment touché des quartiers densément peuplés de la banlieue sud de Beyrouth, dont Burj el-Barajneh, ainsi que les secteurs de Ghobeiry, Haret Hreik et Chiyah. Des avions de combat ont également mené des raids sur des localités du sud du Liban — dont Khiam, Bissariya et Tibnin — et une frappe a été signalée sur la ville de Brital, dans la Békaa.
Selon des témoins, plusieurs explosions se sont succédé tard dans la nuit de jeudi à vendredi, avec au moins cinq frappes sur la zone de Ghobeiry en moins d’une heure. Des images diffusées en direct ont montré d’épaisses colonnes de fumée s’élevant des bâtiments touchés.
La poursuite des frappes israéliennes a contraint à l’annulation quasi totale des vols au départ et à l’arrivée de l’aéroport de Beyrouth, situé à proximité des zones visées, provoquant des perturbations supplémentaires pour les civils.
Avertissements, évacuations et mouvements de population
Le Hezbollah a ordonné l’évacuation des localités israéliennes situées à moins de cinq kilomètres de la frontière, annonçant simultanément des tirs contre des positions identifiées comme sites militaires et des regroupements de véhicules ennemis. Les forces de l’organisation ont déclaré avoir frappé des points avancés israéliens près de Khiam et de Markaba.
De leur côté, les autorités militaires israéliennes ont diffusé des consignes d’évacuation pour plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, invitant les habitants à se diriger vers l’est et le nord sans délai. Ces avertissements, étendus à des zones entières plutôt qu’à des bâtiments isolés, ont suscité une panique visible : embouteillages, files de véhicules et nombreuses populations fuyant à pied vers des zones jugées plus sûres.
Des sirènes d’alerte ont retenti dans des localités israéliennes frontalières, notamment dans des secteurs proches de Misgav Am et de Kiryat Shmona, après la détection de tirs provenant du Liban, selon des témoignages locaux.
Bilan humain et contexte
Le ministère de la Santé libanais a fait état d’une augmentation du bilan des victimes depuis l’élargissement des opérations au début de la semaine : 123 morts et 683 blessés ont été recensés jusqu’à la soirée de jeudi. Ces chiffres traduisent la gravité de l’escalade et la pression grandissante sur les structures sanitaires et d’urgence.
Dans le même temps, des responsables politiques israéliens ont tenu des propos durs, annonçant des frappes et des opérations visant à réduire la capacité militaire adverse ; ces déclarations ont contribué à alimenter la tension et les craintes d’une intensification des hostilités. Sur le terrain, des écoles et bâtiments publics ont été transformés en centres d’accueil provisoires pour les personnes déplacées.
Situation humanitaire et perspectives
Les déplacements massifs, la suspension des vols et la multiplication des alertes civiles soulignent la dégradation rapide de la situation humanitaire dans les zones touchées. Les habitants fuient vers des abris improvisés tandis que les secours tentent de faire face à l’afflux de blessés et aux besoins croissants en assistance.
Alors que les frappes israéliennes se poursuivent et que le Hezbollah maintient ses ripostes, la population civile demeure exposée aux dangers des combats et à l’incertitude quant à l’évolution du conflit dans les prochaines heures.