À Aix-en-Provence, le Comité d’intérêt du quartier de la gare a tenu sa réunion samedi 17 janvier 2026, dressant un bilan contrasté de l’année écoulée et dessinant les perspectives pour 2026, notamment sur la propreté, la sécurité et la circulation autour de la gare. Le quartier est perçu comme un havre de paix par plusieurs habitants, mais des tensions persistent autour des dépôts sauvages et des déjections canines au-delà du centre-ville. Une habitante a déclaré: « je rentre à minuit sans aucune crainte ». La présidente du comité, Marie-France Tagarian, a rappelé que « C’est le sujet sur lequel il est le plus difficile de se faire entendre » lorsque l’on cherche à faire entendre les demandes d’action concrète.

À Aix‑en‑Provence: bilan et défis autour de la gare
Sur le plan de la propreté, les habitants évoquent des dépôts sauvages et des déjections canines qui ne sont pas ramassées dès lors que l’on s’éloigne du centre. La présidente du comité a rappelé que les discussions portent surtout sur une délimitation plus ferme des responsabilités et sur l’accès des espaces publics à une meilleure surveillance. Côté circulation, le constat est plus sévère: la fermeture à la circulation sur le boulevard Schuman et l’avenue des Belges a transformé certaines rues adjacentes en réservoirs à voitures. Même la rue de la Poudrière, pourtant refaite à neuf, ne permet pas un abaissement suffisant de la vitesse. « C’est le sujet sur lequel il est le plus difficile de se faire entendre » insiste la présidente, face aux défis de la voirie et des habitudes des automobilistes.

En marge: le dernier train Bruxelles-Lille et les réactions transfrontalières
Autre volet, la mobilité transfrontalière est aussi au cœur des préoccupations: le dernier train au départ de Bruxelles-Midi est désormais annoncé pour 18h00, au lieu de 18h17, une modification qui a suscité l’ire des navetteurs. Lorenzo Paliotta, membre de l’Association des navetteurs Lille-Bruxelles (ANLB), déclare: « Le dernier train à 18h17 m’obligeait à quitter mon travail vers 17h30 ce qui n’est déjà pas simple quand vous avez des réunions qui s’éternisent. »
Le sujet a aussi provoqué la réaction de Xavier Bertrand, président (LR) de la région Hauts-de-France, qui a publié une lettre à Jean Castex: « La Région ne peut accepter qu’une liaison internationale structurante soit affaiblie au point de fragiliser durablement la vie professionnelle transfrontalière et l’attractivité de nos territoires. » Il appelle à un dialogue rapide « afin de maintenir une offre directe en soirée entre Bruxelles et Lille ».
Pour les navetteurs, cette dégradation est dite « continue et préoccupante » selon l’ANLB, et rappelle le souvenir d’une époque où « il y a dix ans, quatre trains faisaient encore la navette vers Lille après 18 heures ». À l’heure où nous publions, la SNCF n’a pas encore répondu à nos questions.