Alex Honnold a escaladé Taipei 101, le gratte-ciel le plus haut de Taïwan, en solo sans dispositif de sécurité. L’ascension, d’une hauteur officielle de 508 mètres, a duré environ une heure et demie et a été diffusée en direct sur Netflix. L’événement, initialement prévu le samedi, avait été repoussé en raison du mauvais temps et a attiré des centaines de journalistes et de spectateurs.
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À Taipei 101, Alex Honnold réalise une ascension sans corde
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«Je me sentais, vous savez, un peu plus nerveux au moment de décoller. Et puis en grimpant, je me suis de plus en plus détendu», a commenté le grimpeur à l’issue de l’ascension du Taipei 101 ce dimanche. L’Américain venait de grimper en solo libre le gratte-ciel le plus haut de Taïwan et l’un des plus grands du monde.
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«Je me disais : « Oh, c’est tellement fun. C’est pour ça que je le fais. » C’était incroyable», a relaté le sportif de 40 ans, spécialiste de ce type de défi où l’échec est indéniablement fatal.
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Sa performance, retransmise en direct sur Netflix, a attiré des centaines de journalistes et de spectateurs. Elle devait avoir lieu samedi matin mais avait été repoussée en raison du mauvais temps. Le grimpeur avait qualifié ce défi de «plus grosse escalade urbaine libre en solitaire jamais vue».
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Des spectateurs venus de Singapour et Hong Kong. Habillé d’un t-shirt rouge et de chaussons jaunes sur mesure, l’Américain a gravi avec fluidité le bâtiment de 101 étages tout de verre et d’acier. Il a même interagi avec des spectateurs qui suivaient son parcours depuis une plateforme d’observation au 89e étage. Un photographe, suspendu par des cordes, a capturé son exploit tandis qu’un hélicoptère tournait autour du gratte-ciel.
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La présidente du Taipei 101, Janet Chia, s’était félicitée samedi lors d’un point presse d’apprendre que des curieux avaient fait le chemin depuis Singapour, Hong Kong ou le sud de Taïwan pour assister à cette performance, présentant ses excuses pour le retard. «Mais cet événement épique vaut assurément d’attendre», avait-elle assuré.
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- Une ascension du «Spiderman français» en 2004
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Alex Honnold n’en est pas à son premier sommet, de béton ou de roc, dans ces conditions: il avait notamment dompté le célèbre El Capitan dans la vallée américaine de Yosemite, à la seule force de ses membres, en 2017. Cet exploit est raconté dans «Free Solo», récompensé par l’Oscar du meilleur documentaire en 2019.
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Si l’Américain est le premier à vaincre le Taipei 101 sans corde, harnais ou filet de sécurité, il n’est toutefois pas le premier à le grimper. En 2004, Alain Robert, surnommé le «Spiderman français», avait escaladé la tour, mais aidé de cordes de sécurité en raison de conditions pluvieuses.