Israël a de nouveau bombardé, ce lundi, la banlieue sud de Beyrouth, alors que l’armée israélienne a affirmé que six de ses soldats avaient été blessés dans le sud du Liban. Dans le même temps, le Hezbollah a annoncé avoir visé plusieurs تجمعements et localités israéliennes par des roquettes et des drones, dans un contexte d’escalade qui se poursuit des deux côtés de la frontière.
L’armée israélienne a déclaré avoir lancé des frappes contre ce qu’elle présente comme des « infrastructures du Hezbollah » dans la capitale libanaise. Deux raids violents ont été menés presque simultanément sur différents secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite.
Selon un correspondant d’Al Jazeera, l’une des frappes a touché un appartement dans le secteur de Ghbeyri. L’armée israélienne avait auparavant renouvelé ses avertissements visant Haret Hreik, Ghbeyri, Laylaki, Hadath, Bourj el-Barajneh et Houwet el-Ghadeer, promettant de frapper des infrastructures militaires du Hezbollah dans plusieurs zones de la banlieue sud.
Par ailleurs, le même correspondant a indiqué que l’artillerie israélienne avait bombardé la localité de Rmeidié, dans le sud du Liban. Ces frappes interviennent alors que le ministère libanais de la Santé a annoncé, dimanche, un nouveau bilan de 1 238 morts et 3 543 blessés depuis le 2 mars, date du début de l’intensification des attaques israéliennes contre le pays.
Sur le plan militaire, l’armée israélienne a reconnu la blessure de six soldats, dont trois grièvement atteints, dans le sud du Liban. Dans un communiqué, elle a précisé que deux militaires avaient été grièvement blessés la veille par des tirs antichars visant des positions israéliennes, tandis qu’un autre a été touché lors d’un incident distinct.
Le texte ajoute que deux autres soldats ont été blessés modérément après la chute d’un drone près d’une position de l’armée dans le sud du Liban. Un sixième militaire a également été atteint dans un incident de terrain, sans que l’armée ne précise les circonstances exactes. Tous les blessés ont été évacués vers des hôpitaux pour y recevoir des soins.
Israël ne publie pas de bilan global de ses pertes depuis le lancement de son opération militaire au Liban le 2 mars, mais il a reconnu la mort de cinq de ses soldats depuis le début de cette campagne. Dans le même temps, l’armée israélienne maintient un strict contrôle de l’information sur les conséquences des attaques du Hezbollah, avec des restrictions imposées aux médias et des mises en garde contre la diffusion d’images ou de données concernant les pertes et les sites ciblés.
De son côté, le Hezbollah a affirmé avoir frappé au moyen de roquettes des rassemblements de l’armée israélienne dans les implantations de Kiryat Shmona, Avivim et Dovev. Le mouvement a aussi dit avoir ciblé le site de défense antimissile de Mishmar HaCarmel, au sud de Haïfa, avec des « roquettes de précision ».
Le parti a également annoncé avoir visé le site israélien de Ghajar ainsi qu’un rassemblement de soldats dans la zone de Khanouk, à proximité de la localité frontalière d’Odaisseh. Il a en outre indiqué avoir frappé la caserne de Shomera avec une salve de drones explosifs.
Dimanche, le Hezbollah a affirmé avoir mené 74 opérations combinant tirs de roquettes et drones contre des implantations, positions, bases et regroupements de l’armée israélienne, dont 55 à l’intérieur du territoire libanais et 19 en Israël. Selon son décompte, ces attaques auraient causé d’importants dégâts matériels, notamment à 16 chars, à 15 ouvrages fortifiés et à trois unités d’implantation.
Dans un communiqué distinct, le mouvement chiite a indiqué que le total de ses attaques menées dans le cadre de l’opération baptisée « Dissuasion de l’agression » avait atteint 1 100 opérations militaires depuis le 2 mars, avant d’annoncer de nouvelles frappes.
Le Hezbollah était entré dans l’affrontement le 2 mars en visant une position militaire dans le nord d’Israël, en riposte aux attaques israéliennes continues contre le Liban malgré un cessez-le-feu, ainsi qu’à la récente escalade contre l’Iran et à l’assassinat de son guide suprême, Ali Khamenei. Le même jour, Israël avait élargi ses bombardements au Liban, avec des frappes aériennes sur la banlieue sud de Beyrouth et sur des secteurs du sud et de l’est du pays. Le 3 mars, l’armée israélienne a également lancé une incursion terrestre dans le sud libanais.