Sepp Blatter, ancien président de la Fifa, a publié sur X un message appelant les supporteurs à éviter le Mondial 2026, organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique. L’affaire relance un débat déjà vif sur la sécurité et les choix d’hébergement du tournoi. Ses propos, relayés par des articles et des interprétations contrastées, surviennent dans un contexte où des voix européennes évoquent un boycott potentiel. Le Mondial 2026 est inscrit au calendrier estival 2026 et soulève des questions sur l’accueil des fans et les mesures des autorités.
Blatter appelle au boycott du Mondial 2026 et alimente le débat en Europe
Dans sa publication, l’ancien dirigeant écrit: «Pour les supporters, un seul conseil : évitez les États-Unis ! Je pense que Mark Pieth a raison de questionner cette Coupe du monde», a écrit l’ancien patron de la Fédération internationale (1998-2015) en reprenant des extraits d’une interview d’un avocat anticorruption accordée au journal suisse Tagesanzeiger. «Ce à quoi nous assistons sur le plan intérieur – la marginalisation des opposants politiques, les abus des services d’immigration, etc. – n’incite guère les supporters à s’y rendre», avait affirmé Pieth jeudi à propos des États-Unis.
L’avocat suisse, spécialiste de la lutte anticorruption et mandaté par Blatter de 2011 et 2014 pour donner des pistes de réformes de la FIFA, se veut plus clair quelques paragraphes plus bas. «Pour les supporters, évitez les États-Unis ! De toute façon, vous verrez mieux à la télévision. À leur arrivée, les supporters doivent s’attendre à ce que, s’ils ne se comportent pas correctement avec les autorités, ils soient immédiatement renvoyés chez eux. S’ils ont de la chance…»
Blatter (89 ans), très critique de Gianni Infantino, l’actuel président de la Fifa, avait été son prédécesseur jusqu’en 2015 et sa démission, emporté par une cascade de scandales. Accusé notamment d’escroquerie, Blatter, ainsi que Michel Platini, a été définitivement acquitté en 2025 par la justice suisse. Les deux anciens dirigeants étaient accusés d’avoir «obtenu illégalement, au détriment de la Fifa, un paiement de 2 millions de francs suisses» (1,8 million d’euros) «en faveur de Michel Platini», selon le parquet suisse.

Face aux tensions nées de la volonté américaine d’annexer le Groenland et des menaces de taxes douanières accrues contre les États européens qui s’y opposent, de premières voix évoquant un boycott – voire une annulation – du Mondial (organisé aux États-Unis, au Mexique et au Canada) commencent à se faire entendre en Europe.
Et particulièrement en Allemagne, des voix se font entendre et des rapports évoquent un possible retrait des fans. Le récit est repris par des articles en France, qui relaient les propos de Blatter et les réactions des responsables-phares du football.

Réactions françaises et européennes
Philippe Diallo, président de la Fédération française de football, a toutefois affirmé dans les colonnes du quotidien Ouest-France dimanche qu’il n’y avait «aucune volonté de la part de la Fédération française de football, de boycotter la Coupe du monde aux États-Unis».
Ces éléments, selon les articles consultés, s’inscrivent dans un contexte de tensions relatives à l’organisateur et à la sécurité, sans que des signaux officiels d’une boycott ne se dégagent des autorités françaises. Les textes précisent que des voix de divers pays européens ont évoqué le sujet, mais que les responsables sportifs français restent prudents.
Le reportage rappelle aussi que Blatter et Michel Platini avaient été acquittés en 2025 par la justice suisse après des accusations liées à un paiement controversé, et que les deux hommes restent des acteurs controversés du football mondial.
Dans ce contexte, le débat autour du Mondial 2026 illustre les tensions entre sécurité, diplomatie sportive et politique intérieure, sans que les opinions publiques ne convergent vers une position unique, en particulier en Europe et en France.